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À vol d'oiseau, moins de 100 km de Rome...et le moral est de retour!!!



Dimanche 14 septembre
Ce matin, nous partons d'Acquapendente. Notre distance est courte alors à 14h00, on est au resto à San Lorenzo Nuovo. On y rencontre Ninus et Helgard, deux Allemands sur la via qu'on avait croisé un peu plus tôt. On revoit aussi un jeune Allemand, Thidi. Lui, y marche en cibole, 30/35 km par jour. On se retrouve tous au même hôtel. En soirée, en cherchant de la bouffe au village, on tombe sur une fanfare. Pas pire, ça diverti. Mais pour souper, on trouve juste quelques pâtisseries de la veille. On se reprendra à la fruiterie demain.  

Nous avec Ninus, Helgard et Thidi

Lundi 15 septembre, Bolsena, 1665,2 km
Distance à Rome: 145,8 km
Courte journée comme prévue, tout en chemins de colline, avec une superbe vue sur le lac Bolsena. On arrive à l'hôtel Il Platani à 13h00. Wow!!! Le plus bel hôtel depuis notre départ. Chic, propre, bon resto, personnel selon MES normes de service client, terrasse privée avec vue direct sur la cité médiéval. Tout ça pour 50€. En pm, visite de la cité. Tout en pente, très raide, comme la plupart des vieilles villes fortifiée. Mais celle-ci est particulièrement bien conservée. Provisions, souper sur notre terrasse, bla bla voyage. Une journée de rêve...

Trois jours sur des sentiers comme ça...

Dans la cité médiévale, tout est en pentes...

Mardi 16 septembre, Montefiascone, 1683,5 km
Distance à Rome: 127,5
Petit dej au soleil sur notre terrasse. On poste une enveloppe de documents volés/retrouvés vers la propriétaire en Allemagne. On quitte la ville avec un peu de regret. La journée est toute en côtes. On devait faire peu mais, finalement, on se rend à Montefalcone car il n'y a aucune possibilité d'hébergement avant. En entrant dans la ville, on croise la borne "Francigena 100" et bien sûr on la prend en photo. Cette borne est super importante sur le chemin. Pour obtenir le Testimonium, le "diplôme" du pèlerin au Vatican, il faut avoir parcouru la distance à partir de cette borne. Bon, nous on est partis 1600km avant mais, c'est un détail. Au cas ou tu te demande pourquoi j'ai écris en haut 127,5km alors que la borne dit 100, il faut savoir que c'est à vol d'oiseau, en ligne droite, alors que nous en marchant on fait plein de bifurcations. Un prêtre nous a ensuite interpellés pour estamper notre crédential, carnet du pèlerin, et nous expliquer l'héraldique du timbre. Ensuite direction centro pour se trouver un nid au sec et au chaud pour la nuit.


Mercredi 17 septembre, Viterbo, 1701,3 km
Distance à Rome: 109,7
Superbe journée, une seule longue pente. Terre battue à travers champs. Toutefois, aucun village, aucun point d'eau et rien à manger sur 18km; faut prévoir le coup. On commence à avoir la "couenne" dure pour ça. Arrivés à Viterbo, c'est une vieille ville, plutôt grande et avec plusieurs quartiers médiévaux et renaissance très bien conservés. On s'installe ici, en plein centre historique, plpour deux nuits. Hyper bien reçus pas Anna, la porprio des apparts Saffia 103. Elle nous donne plein de conseils pratiques pour bien profiter de notre séjour. 

Jo sur l'antique via Cassia, construite sous le règne du consul Cassius, en 154 avant J-C.
Ça fait un p´tit quelque chose de marcher là-dessus...


À très bientôt...


1273 km, au royaume du risotto!

Dimanche 24 août, Robbio, 1194+18= 1212
Refuge municipal (offerta libera)
Ce matin, je me sens beaucoup mieux. Ce repos a été trrrrrès bénéfique. Comme dirait mon amie Andrée, je me sens "tip top". Drôle de journée de marche. Ciel bleu, soleil, très chaud, on est bien. Un peu de difficulté à quitter Vercelli car le balisage est...invisible. Mais comme souvent dans cette situation, On tombe sur un jeune couple qui sont fascinés par ce qu'on fait et offrent de nous guider jusqu'au pont recherché. Les seize km suivants se sont déroulés en plein soleil dans les champs de...rizières!!! Non non, je ne délire pas, c'était vraiment de la culture de riz, ici, en Lombardie. On a appris que c'est pour subvenir aux besoins de la région qui a fait du risotto sa spécialité. En arrivant à Robbio, on cherche un endroit pour la nuit. En passant, on voit un commerce où il y a beaucoup de monde. Bizarre pour un dimanche. C‘est une "gelateria", de la crème glacée. Pour faire partie de la gang, on y va aussi. Délicieux, mais mon estomac fait des backfires. Ensuite, pendant que je fais un retrait au guichet, j'entend un homme parler italien et Jo qui me dit: 
"Chériiii! Y'a un monsieur qui me parle drôlement."
"Il veut savoir d'où tu viens."
"Ouais mais y m'fait des signes bizarres"
"C'est pas le premier. J'prends l'argent pis j'arrive"
J'me revire de bord pis YEP! Un Casimodo Lombard qui a les mains sur le côté de la tête pour signifier dormir. Holà! La p´tite blonde c'est ma gazelle, pas la tienne. En discutant un peu avec lui, on se rend compte qu'il veut nous conduire à un refuge pour dormir, géré par la municipalité. Du moins, c'est ce que j'en conclu en comprenant un mot sur trois parce que son italien est un peu local. Le gars est un peu bizarre mais super fin. Puis nous, on file super cheap. Anyway, on se retrouve à l'abri dans un gîte gratuit, guidés par un "drôle de moineau" que les locaux appellent tous padre (???). Un se fait un riz aux légumes au gîte.

Lundi 25 août, Mortara, 1212+15= 1227 km
Refuge San Albin (Franca)
Un peu d'épicerie, puis on repars dans les rizières, toute la journée. Heureusement qu'on a pris on bon petit déjeuner. On arrive à Mortara vers 16:00. On croyait trouver un gîte facilement mais tout est fermé jusqu'en septembre. C'est une assez grande ville, mais super laide. Vraiment. Et plus ou moins bien fréquentée. Alors on ne perd pas notre temps et on fou le camp. 2km plus loin, on tombe sur un très anciens monastère transformé en refuge pèlerins. On y est reçu comme des roi. Grand, propre, tout équipé, même un reste de crème à barbe et d'après rasage. Je crois rêver. Maudit que je sens bon! De plus, pour le souper, un trois services super nutritif, le tout donna libera, ou donativo, on donne ce qu'on veut ou peut.

Mardi 26 août, Gropello Cairoli, 1227+28= 1255 km
Refuge municipal 
Ici en Italie, on trouve tout les deux qu'on mange beaucoup trop, trop tard. On va revoir notre stratégie nutritionnelle. Quand ça adonne le midi, on prend un repas de fou. Mais le soir, on concocte notre petit repas; léger et nutritif.
Grosse journée. Après quinze minutes, on est perdus dans les rizières, un vrai labyrinthe. On s'en sort un peu boueux avec peut-être 2km de plus que prévue. Pas si mal dans les circonstances. Aujourd'hui, le balisage est vraiment moche. On avance au pifomètre. La journée est longue. Toujours dans les rizières. Je pense qu'on ira pas au Vietnam, c'est comme si on y était. En arrivant finalement au village le soir, le seul hôtel est complet. On essaie de trouver une solution avec le propriétaire quand un client un peu...gorlot, nous offre de le suivre pour dormir. Ben,,,pourquoi pas, on verra ben! Surprise! Il nous amène dans un genre de café jeunesse surpeuplé de toutes sortes de monde, dans tout les états, et nous présente à un vieux curé en collet romain en train de picoler. Petite séance de chiâlage en italien, on comprend rien pis c'est tant mieux, et on se retrouve tout les deux seul, dans un superbe gîte à pèlerin, donativo. Ataboy!

Mercredi 27 août, Pavia, 1255+18= 1273 km
Hôtel Excelsior
Superbe soleil, mais toute la journée dans le riz. Commence à être un peu tanné. En milieu d'après-midi, on fait une longue pause dans un champs et on monte la tente pour la faire sécher. Il y a longtemps qu'elle est trempée et pèse une tonne dans mon sac. Après une heure et demie, on repars vers Pavia. C'est une assez grande ville et tout les hébergement à bon prix sont occupé. On nous offre de partager une chambre à trois lits avec un étranger qui y est déjà, pour 70€. Malade!!! On se retrouve à l'Excelsior pour 90€, mais seul et avec le petit déjeuner. En soirée, on "book" notre studio pour deux semaines à Rome. Étant donné que le temps file, et qu'il reste deux ou trois jours à marcher dans les rizières, on a décidé que demain, on va essayer de trouver un transport pour sauter quelques étapes et se rendre en Toscane ( oui, je sais, ça fait rêver). Pas de vidéo cette fois-ci. Tape "rizière" sur Google image pis...c'est ça!

Reims, 470km région du champagne

Lundi 30 juin, Laon, 389 km
Jour de repos. Visite audio guidée de la superbe cathédrale suivie d'un tour de la cité médiévale en petit train de touriste. Un peu de pluie pour ne pas rentrer au sec. Dîner dans la chambre avec des produits locaux et une bouteille de rouge à 3€, en regardant un film de Louis DeFunès. 

Mardi 1er juillet, Neuville-sur-Ailette, 389 + 25  =  414 km
GPS: N49.46138 E003.70369 (Check ça sur Google earth, c'est cool comme endroit)
Départ de Laon vers 9h00. Les hôtels Ibis budget sont une bonne valeur. Basic, mais correct. Parcour très beau avec deux vieilles églises XIIe siècle à Vorges et Bruyère. Aucun point de ravitaillement encore. Vers 16h00, une dame de Brièves nous assure qu'à deux km vers l'ouest, donc pas sur notre chemin, il y a des restos et un camping. Après 9 km inutiles, rien. On s'enligne donc encore sud-est et, surprise, en explorant un peu on trouve un superbe coin de paradis aux abords d'un lac d'une réserve faunique. Bien qu'interdit ( on s'y fait ), on dîne entouré de canards, de cygnes et de sternes qui nous font un merveilleux spectacle d'acrobatie aérienne en pêchant. Le maire de Vorges est venu nous ouvrir la porte de l'église et, par la même occasion, nous a donné un brin d'histoire. Ça fait bizarre d'écrire sur un IPad en pleine nature. Toujours est-il que m, le maire nous raconte les éclats d'obus sur les parois de l'église en nous expliquant la différence de l'impacte des deux guerres dans sa région. J'aime bien tout ces mini-documentaires tout au long de notre route. Bon, le soleil se couche alors, moi aussi. Y'a comme une petite fraîcheur qui me passe le long du dos.

Mercredi 2 juillet, Berry-au-bac, 414 + 23 = 437 km
GPS: N49.40921 E003.90666 (ça aussi, ça vaut la peine de voir Google earth)
Superbe journée ensoleillé. Le matin, sur le chemin du roi, on a visité l'ancien monastère de Vauclair. Vauclair, c'est Clairvau à l'envers, du fondateur Saint-Bernard de Clairveau, au XIIe siècle. Que des ruines, mais très intéressante. À 14h00, super bon repas à Corbeny, notre premier depuis dimanche soir. Longue marche en priant le patron de nous trouver un endroit convenable pour dormir et...PAF! Un super endroit sur le bord d'un petit lac turquoise, peut-être une ancienne carrière, occupé par des canards et cinq ou six rats musqué ( ils me semblent gros en cibole, comme des castors, mais sans la queue plate). C'est juste à l'entrée de la ville. On a pu se laver "ben comme il faut" dans le lac, et laver nos vêtements aussi, avec un savon naturel, bien sûr. J'ai étendu mes vêtements sur une clôture en barbelé derrière nous, au soleil couchant et au vent. Comme dirait ma grand-mère, "ça devrait être séchant" ! On a pas encore fini de digérer notre déjeuner (ou dîner, au Canada), alors pas de repas ce soir. Ça adonne bien, il nous reste juste un peu de gruau et deux tranches de pain, pour demain matin.

Jeudi 3 juillet, Hermonville, 437+ 19 =  456 km
GPS: N49.32701 E00391813
Journée ok. Deux belles églises XIIe siècle avec de magnifiques porches, mais fermées. Comme souvent, on arrive à 12h30 dans un village, rien à manger. L'épicerie fermait à 12h15 et n'ouvrira qu'à 16h00. Alors on continue. À Hermonville, tout est fermé le jeudi, sauf une petite épicerie. On arrive juste à temps pour faire quelques provisions. On mange dans un parc, puis continuons notre route. Vers 17h30, Jo est vidée alors on s'arrête dans un champs de colza, sur le bord d'une forêt. On se fait un bon dîner et, à 18h00, tout est terminé. C'est un peu tôt pour arrêter dans un champs quand il n'y a rien à faire. Mais on a pris un peu d'avance, on arrivera simplement à Reims (que l'on prononce "rince") plus tôt que prévue.

Vendredi 4 juillet, Reims, 456 + 14 =  470 km
Nous sommes rendus à Reims. Journée pluvieuse, mais tout le long en mélange de champs, forêt et vignobles. Nous sommes en Champagne alors, il y a des producteurs de champagne partout. L'après-midi se déroule doucement sur le bord du canal de l'Aisne et Marne. En entrant dans Reims, on s'arrête pour casser la croûte dans un resto d'un secteur ouvrier. En payant, le proprio était persuadé qu'elle était Belge. Ça nous arrive souvent. Faudra bien qu'on visite la Belgique un de ces quatres pour voir ce qui en est. Bien sûr, en disant que nous sommes Canadiens, presque toute la clientèle s'est écriée "bon voyages les cousins". 
Après, on a trouvé l'hôtel que nous avions réservée pour trois nuits. Grosse erreur!!! C'est vieux, laid, le wi-fi ne fonctionne qu'occasionnellement dans un coin du bureau du patron, y'a plein de vieux matelas salles qui traînent partout (???). C'est l'hôtel ALHAMBRA, sur la rue Émile Zola, à Reims. On déconseille fortement. Heureusement, j'ai trouvé quelque chose de bien ( hôtel Ibis) à 1 km d'ici. On a payé le même prix pour des gîtes beaucoup plus propres avec plein de commodité. Ce soir, c'était le match des bleus contre l'Allemagne, alors on cherchait un resto tranquille. On s'est retrouvé à la crèperie "l'ère du temps". Un régal!  On s'est même payé du champagne de  la région. Et le couple de proprio hyper sympa. Ensuite, retour dans notre chambre pour se reposer.

Samedi 5 juillet, Reims, 470km
5h30, on se fait réveiller par un rougeur sous le lavabo. FUCK !!! Nos sac à dos ! En trois secondes et quart, on est debout pour relever nos sac. Ouf! Pas de trou. On se fait un café, bouffe un peu, et on fout le camps, sous la pluie, vers l'hôtel Ibis centre Reims. Le bonheur. Notre chambre ne sera prête qu'à midi alors on consigne nos sacs et pars visiter la ville. Bien sûr, le point fort est la cathédrale, là où 24 rois ont été sacrés, où Clovis a été baptisé, où Jeanne-d'Arc a conduit Charles VII sur le trône. Ensuite, McDo. À titre expérimental évidemment. Les frites sont beaucoup moins salées qu'au Québec, et elle se mangent avec un genre de sauce mayo et aneth. Quand au Big Mac, c'est semblable mais, y'a une petite épice dans la viande que je n'arrive pas à identifier. Et pas de "root beer", la racinette. En revanche, ils ont de la bière. Alors va pour une Heineken. Ensuite, Jo s'achète d'autres chaussures de marche, et moi un nouveau pantalon. En un mois, j'ai perdu 6cm de taille. En fin de journée, après l'épicerie, j'arrête chez une coiffeuse pour me tailler la barbe. C'est fou tout le blanc qu'il y a. Terminé, elle ne me charge rien. Je lui balance: " heu, ne vous méprenez pas, je ne suis pas un sdf, seulement un voyageur qui ne s'est pas rasé depuis 1 mois". Elle me dit que je suis son premier Québécois et que ça lui fait plaisir. En soirée, superbe salade dans la chambre et champagne, mais cette fois, une bouteille. Hic!

Mot de bienvenue

Voilà le compte à rebours est commencé.

Nous partirons sur la via Francigena en juin 2014 et passerons une année complète sur les routes européennes.

Ce blogue nous servira rester en contact avec ceux que ça intéresse pendant notre longue aventure. Aussi, on inscrira dans les pages Itinéraire et Équipement  toutes les informations logistiques de base. On pense que ce blog intéressera non seulement nos parents et amis qui veulent nous suivre, mais aussi tout ceux qui pourrait avoir envie de se lancer dans cette aventure.

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