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Rome I

Mercredi 1er octobre 2014
Ce matin, on a débuté la journée avec un bain de foule sur la place St-Pierre. Pour l'audience du pape, la place était pleine aux trois quart environ. Ça fait quand même beaucoup de monde. Au début on ne le voyait que sur écran géant mais, après une demi-heure, il est apparu en vrai. Pas très grand, environ 3mm. Mais plus tard il est passé à environ 10m de nous, il avait repris sa taille normale. C'était assez cool de le voir comme ça, mais y'en a qui tripaient vraiment. La tremblotte, les larmes aux yeux. J'ai trouvé ça un peu drôle de voir le monde courrir pour le photographier plus loin. Y'a une madame camerounaise qui, en la regardant, on voyait bien que ça faisait un bon 30 ans qu'elle n'avait pas marché à plus de trois km/h. Mais là, elle courait "à full pine" comme on dit. Ses babouches boucanaient quand je me suis dit:"Cibole! A va crever c'est sûr". Ben non. C'est tuff du monde quand ça veux. Après, on a prix le métro pour se rendre à notre studio. Beau métro, super propre. Il n'y a que deux lignes, mais la couverture semble assez bonne. En arrivant, on s'installe, on met ça un peu à notre goût, on constate qu'y a plein d'affaires qui ne marchent pas, on improvise des solutions, puis on part faire un brin de shopping. Des vêtements. J'essaie de me faire un look "urban traveler" un peu européen. Pas aussi cool que mon chum Jacq, mais pas pire quand même (lol). Puis on revient se faire un souper "maison" dans notre camp de base. En soirée, on s'échange une couple de courriels avec Claudette (ma tante) pour s'organiser une rencontre. Je passe le reste de la soirée à cibler les points d'intérêt. 
Ah oui! Et bravo à mon amie Valérie, qui a fait le demi-marathon de Montréal en 2h06m12,3s. Ce qui la place dans les 14% des meilleurs. Bon, je ne parlerai pas trop d'elle pour ne pas froisser sa légendaire...modestie (???).

Jeudi 2 octobre
Petit dej au studio. Œufs, toasts avec beurre sans colorant, cafés, viande qui ressemble à du bacon, mais qui ne goûte pas le bacon, beurre d'arrachide. Relax. On se sent "presque" à la maison. Ensuite, direction banque pour prendre ce qu'il faut pour payer deux semaine de location du studio. Pas évident de retirer un si gros montant dans des guichets italiens. Pour couronner le tout, mon compte bancaire est débité du double de ce que j'ai reçu en argent. Aye aye aye! Mamma mia! On va avoir du fun pour régler ça dans les jours qui viennent. En revenant au studio, je me trouve un superbe sac à bandoulière en cuir véritable, qui "fit" parfaitement avec mon p´tit kit de voyage que je suis en train de me faire.
À midi, on part visiter ce qu'on trouve en périphérie de l'appartement de Claude et Claudette.
Dans les jours qui viennent, on va visiter plein de choses. Alors je ne vais pas décrire en détail tout ce qu'on voit parce que ça va être long toi. Même chose pour les photos. Je vais mettre seulement celle qu'on ne retrouve pas sur Google Image. Je vais juste lister ce qu'on a vu, et noter comment Johanne et moi on a trouvé ça en étoiles. Une *, ça vaut un peu le coup d'œil, cinq *****, c'est grandiose. Pas d'étoile, ça vaut pas le détour. Bien sûr, c'est selon NOTRE perception. Alors on commence:

Circus Maximus *
Église Santa Maria in cosmedin*
Bocca della veritas*
Fontana dei Tritoni
Le temple d'Hercule Victor*
Le temple de Portunus
L'arc de Janus*
Église San Giorgio in Vilabro
Église Santa Maria della consolazione al foro romano*
Piazza del Campidoglio*

Le superbe pavement de l'église Santa Maria in cosmedin

Le temple d'Hercule victor

Jo qui est mise à l'épreuve par la légendaire Bocca della veritas

Ensuite, on s'est rendu chez Claudette pour l'apéro avant d'aller casser la croûte dans resto à deux pas de chez eux. Ça été une soirée géniale qui a passé beaucoup trop vite. On doit absolument remettre ça avant leur départ. Retour en métro.


Ça y est, on est lavé de tous nos péchés (encore une fois) !!!

C'est aujourd'hui mardi le 30 septembre, 11h23, qu'on a reçu notre certificat de pèlerin, le Testimonium, à la cité de Vatican.

Le trophée en plus gros...

C'est sûr qu'après quatre mois sur le chemin, ayant marché 1811 km sur les 2100 total, 2 535 400 pas, ça fait quelque chose. Le feeling est différent de quand on a reçu notre Compostella en  2008, mais nous aussi on est différents. Dans l'ensemble, on est probablement encore plus débrouillards, patients, ouverts aux différences. C'est "à chaud" que je te dis ça parce que ça prend du temps avant de constater les effets de ce genre d'aventure sur notre personnalité. 

Un p´tit clin d'œil ici à mon chum Claude, le plus catho des bons gars que je connais. J'aurais aimé que tu sois là aujourd'hui. T'aurais vraiment tripper...

Demain matin, à 9h00, on est invités à une audience papale avec SS le pape François. C'est une audience publique bien sûr, mais on va quand même y aller (hi hi hi). J'aurais quand même aimé prendre un scotch avec Frank en tête à tête; j'ai une couple de bonnes questions pour lui.

Une photo recto/verso de notre invitation "V.I.P.",

Ici, c'est une photo de nous au centre de la place Saint-Pierre. Le balcon où le pape s'adresse à ses ouailles est juste au-dessus de ma tête, un brin à droite. Honnêtement, je pensais que c'était plus vaste que ça. C'est grand, très grand, mais pas comme je pensais.

Après la cérémonie demain, on part s'installer dans notre studio pour deux semaines. Et bientôt, on va rencontrer ma tante Claudette et son chum Claude ici à Rome pour passer un peu de temps ensemble. Ça, ça va faire drôle. Ce sont deux personnes que nous aimons profondément et dont les voyages nous ont toujours inspirés. Partager un repas avec eux, ici en Italie, sera assurément un moment inoubliable pour moi.

Cet après-midi on a fait un tour de ville en "sight seeing bus" pour faire notre reconnaissance de terrain. On va découvrir b-e-a-u-c-o-u-p de choses les prochains jours.


On reprend la route vers la ville éternelle

Et oui, en ce magnifique lundi, on remet nos sacs à dos et continuons vers le sud. Rome est à une vingtaine de kilomètre d'ici. On peut facilement le faire aujourd'hui, mais on fera étape en chemin. Ça va nous permettre d'arriver au Vatican frais et dispos. Ces quatre jours de repos ont été divinement bénéfiques. La Storta n'est pas une belle ville. Y'a rien à visiter, rien à voir, et pas de magasins intéressants pour faire du lèche-vitrine. C'est peut-être grâce à ça qu'on s'est autant reposé. J'ai pris beaucoup de temps pour réfléchir à tout ça. D'où viens-je, où vais-je, pourquoi-je ???
Pendant que je t'écris, on reçoit un courriel de notre amie Micheline, qui à marché un mois sur le chemin du Puy-en-Velay en France. J'ai hâte d'entendre son récit. Je t'avoue que je commence à avoir hâte de m'acheter d'autres vêtements. C'est assez grippant de voir mon chandail bleu quand je n'ai pas mon sac sur le dos. Le dos est bleu foncé, et sur le devant, deux barres bleu foncées là où sont les bretelles. Le reste est tout décoloré, brûler pas le soleil.
À Rome, je vais me trouver un pèse-personne à emprunter à quelqu'un. À l'œil, j'ai perdu beaucoup de poids. De la graisse bien sûr mais, aussi, de la masse musculaire. Ouch!
Bon, on repars...

On voit Rome d'ici...

Nous sommes rendu à La Storta, à 20 km de Rome. Nous prendrons ici quelques jours de repos car on ne peut arriver à Rome avant le 30 septembre, date pour laquelle notre studio est réservé. Physiquement, comme en 2008, on dirait que nos corps ont franchit un cap. De superbes machines, au service de notre volonté. C'est bien sûr qu'en fin de journée, on a encore parfois le dessous des pieds un peu "applati". Mais la structure motrice est vraiment bien rodée. Je ferai probablement peu de commentaires les jours qui viennent. Tu comprendras certainement qu'en cette fin d'aventure, je suis dans un profond état d'introspection. Mais ne craint rien, tu seras au courant quand on se remettra en route. Et j'ai bien l'intention de bloguer un compte rendu assez complet de cette aventure.

Au regard des évènements récents, je glisse ici un mot pour signifier mon support à tous mes amis Algériens, particulièrement ceux originaires de Tizi Ouzou. Et aussi à mes amis Français, qui vivent intensément cette épreuve douloureuse.
Bien sûr, notre idée de "peut-être" se rendre en Algérie au mois de janvier pour profiter du soleil et connaître la terre natale de mes amis, est bel et bien dissipée.

Je t'enverrai quelques photos d'ici un où deux jours car maintenant, c'est l'heure de la douche !!!

Ça commence à sentir le Romain...

Pour commencer, un texte que j'ai beaucoup apprécié:

Le jour où je me suis aimé...

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'ESTIME DE SOI.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'AUTHENTICITÉ
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle la MATURITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle le RESPECT.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'AMOUR PROPRE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans ,
j’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle la SIMPLICITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison
et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.  
Aujourd’hui, j’ai découvert l’HUMILITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.  
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle la PLÉNITUDE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,
mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux.  
                                                       
                                   Kim et Alison Mc Millen


Dimanche 21 Septembre, Sutri, 1743,2 km
Distance à Rome: 67,8 km
Ouais, je sais, ça fait un p´tit bout que je n'ai pas écrit. Je me sens un peu bizarre ces jours-ci. Très bien, un peu..béat. Je me sens très près de la nature. Il nous reste dix jours pour parcourir une soixantaine de kilomètres, alors on marche lentement. De plus, l'histoire des villages traversés est de plus en plus intéressante, et les nombreux vestiges bien conservés. Par exemple ici, à Sutri, il y a un ancien amphithéâtre et des dizaines de tombes étrusques, datant d'environ 800 ans avant J-C. Les tombes étaient alors creusées dans la pierre, comme celles que nous avons vus en Anatolie en Turquie, à Pisac au Pérou et dans le Yucatán au Mexique. Je me questionne souvent sur nos origines quand je vois des pratiques similaires à différents endroits éloignés, à la même époque. Comment ça se fait que plein de monde ont décidé de mettre leurs morts dans la roche, au lieu de les brûler, en même temps? Même bizarre de question pour les pyramides. Faut naviguer entre les différentes théories.
Depuis quelques jours, on voit pas mal plus de pèlerins, à pieds, mais plus en vélo. C'est normal avec le truc des cent km que j'expliquais la dernière fois. C'est parfois drôle parce que ici, la plupart des pèlerins vont vite. Go go go à Rome. Et c'est pourtant dans cette régions que les sentiers sont les plus beaux et bucoliques, et les mieux balisés. La météo est superbe depuis plusieurs jours. Ça serait le fun que ça tienne jusqu'à Rome, mais on est quand même en septembre...



Pourquoi on continue ???

Vendredi 5 septembre, Altopascio, 1395,2 + 17,9 = 1413,1
Distance à Rome: 413,8 - 17,9 = 395,9

Hier soir, on s'est initiés au "aperol spritz". C'est le drink orangé que tout le monde boit le soir. Pas mauvais, un peu amer, c'est un mélange de vin blanc pétillant, d'eau gazeuse et de campari, avec glace et tranche d'orange. Mais je ne peux pas vraiment te dire ce que ça goûte, c'est assez unique. Aujourd'hui, trajet sur le plat, mais rien à voir.
Je remarque que, en Toscane, et peut-être ailleurs, il n'y a pas de collecte des ordures à la maison. Les gens doivent aller les porter dans des bennes un peu partout. Il y en a à tout les cent mètres. Résultat! C'est pas très beau, ça sent souvent mauvais, et il y a des déchets partout. Surtout sur les petits chemins de campagne qui se voudraient bucoliques, les bords de route sont parsemés de détritus. Et quand les faucheuses passent dans les sacs à vidange, ça fait vraiment dure. Et dès qu'il y a un coin un peu en retrait, les gens viennent "domper" leurs poubelles là. C'est pas l'idées qu'on se faisait des campagnes toscannes. C'est sûr qu'en auto, sur l'autoroute, on ne voit pas ça, comme à la télé. Arrivés à Alto, au gîte, on fait la connaissance de deux Français de la Haute-Savoie, Jacques et Patrick. 

"Les Français conduisent en fou, les Suisses sont un modèle de discipline, et les Italiens sont d'une courtoisie exemplaire..."
Bon ben...je vais te dire ce que j'en pense, d'un point de vue piéton.
Les Français sont...pas si pire que ça; Semblable au Québec.
Les Suisses, on ne se tasse pas pour laisser la place aux marcheurs, mais les passages à piétons sont "moyennement" respectés. Aux feux de circulation, tout va bien.
Les Italiens, c'est autre chose. Ils vont vite, très vite. Et on a parfois l'impression qu'il doivent avoir leur cell en main pour démarrer l'auto. Tout le monde parle au téléphone et texte aux coins de rues. Assez rushant pour un gars de la SAAQ. Mais ils sont habitués aux nombreux cyclistes le long des routes. Alors pour nous, pas vraiment de problèmes. Mais contrairement à partout ailleur, c'est plus sécuritaire de marcher dans le sens de la circulation, ils nous laissent plus de place. Tandis que face à la circulation, tel que recommandé, ils nous collent à 30cm, à 90km/h. Wwwwwouf!!! Et la courtoisie? Presque inexistante. Le seul moyen de traverser, c'est de se "câliquer" devant eu en les regardant du coin de l'oeil. Même quand ils sortent de leur entrée, si on arrive en même temps, ils donne un p´tit coup de gaz pour se sacrer devant nous, et attendent de pouvoir sortir en nous bloquant le passage. Et ce n'est pas un cas isolé, c'est comme une coutume. Pis là, on est seulement dans des villes moyennes. Je t'en reparlerai à Rome...



Samedi 6 septembre, San Miniato Alto, 1413,1 + 23,5= 1438,6 km
Distance à Rome: 395,9-23,5= 372,4 km
Super petit dej dans la chambre avec les provisions d'hier. Soleil très chaud, parcours très plat, mais un peu long. On croise nos deux amis à deux reprises et la deuxième, on poursuit la route ensemble. On voulait arrêter dans un petit village qui préparait une superbe fête médiévale pour le soir, mais absolument aucune possibilité d'hébergement, même à l'immense couvent des soeurs Clarisses (???). On se retrouves 8km plus loins dans un monastère franciscain où on est hébergés après une longue et pénible négociation, même s'il s'agit d'un accueil pèlerins de cinquante-cinq places et qu'il n'y avait que quatre pèlerins, en auto, qui étaient là. Et hors de question de nous donner, ou plutôt vendre, quoi que ce soit à manger ni ce soir, ni demain matin, c'était TRÈS claire. La règle monastique de Saint-Benoît est vraiment en voie de disparition. C'est à se demander quelle est maintenant la vocation de ces grands ordres religieux...



Mardi 9 septembre, Sienne, 1438,6 + 88,7 = 1527,3 km
Distance à Rome: 372,4- 88,7  = 283,7
Après trois très longs jours de marche, on fait étape à Sienne, où on prend une pause d'un jour pour récupérer et visiter. On s'est déniché un superbe petit B&B à cinq minutes de marche de la ville historique, à bon prix et propre. 

Mercredi 10 septembre, Sienne, 1527,3
Distance à Rome: 283,7
Visite de Sienne.



Jeudi 11 septembre, , 1527,3
Distance à Rome: 283,7
Journée longue et difficile dans les champs de glaise. Ce matin, j'ai dû m'acheter des imodiums pour continuer; la bactérie ne me lâche pas. Par contre, on trouve facilement un joli petit hôtel en arrivant dans la ville. Ça fait plusieurs fois que les balises nous envois dans des endroits pas possibles. On va recommencer à faire nos itinéraires quand on a du Wifi. C'est drôle à dire mais, c'est fréquent de ne pas y avoir accès.

Vendredi 12 septembre, Ponte d'Arbia, 1552,2 km
Distance à Rome: 258,8
Ce matin, c'est le déluge. Hors de question de suivre l'itinéraire dans la glaise, on s'enligne sur la route. Y'a du trafic en cibole et, j'sais pas si c'est la pluie ou quoi mais, le monde ne se tasse pas du tout, même les camions. Bizarre. Un moment donné, quelqu'un nous suggère un chemin plus tranquille, pas trop boueux. On essaie. Bonne idée. On se trouve un gîte après une dizaine de km, trempés à l'os et transit pas le vent. J'ignore comment on fait pour supporter ça. Depuis un looooong moment, on a plus vraiment de fun, on s'acharne. On s'auto-analyse. Orgueuil, résignation, fierté, courage. Finalement, on s'accorde sur une raison. On ne veut pas avoir de regret un jour en se disant: "Pourtant, il nous restait juste deux ou trois cent km à faire. On aurait donc dû continuer". Ouais, actuellement, c'est ça la raison.





Un petit bout de "treni"...

Jeudi 21 août, Pont Saint-Martin, 1150+20= 1170 km
La casa antica
Ouf! Très dure nuit, je n'ai pas dormi. Crampes d'estomacs, j'ai vomi à trois reprises, la diarrhée, et mal au sciatique. Le matin, ça a pris beaucoup de volonté pour partir. Complètement déshydraté, faible comme un pou et un peu gaga, j'ai quand même réussi à faire les 20km prévus, avec seulement un yaourt et un kiwi. À toutes les demi-heures, je me faisais un "pep talk" en me disant sans cesse que "I'm a fuc... road warrior". Je me comprends. Je suis arrivé au gîte complètement vidé, dans tous les sens du terme. Le soir, j'ai bu deux litres d'eau minérale gazéifie pour me réhydrater, et manger seulement un peu de céréales avec des crudités. Jo elle, n'a rien eu. Heureusement. Ça doit être un bactérie que j'ai chopé quelque part. On a réussi à contacter par Skype notre amie Micheline, qui par en pèlerinage bientôt sur le chemin du Puy-en-Velay, en France. C'est une personne qui nous inspire beaucoup Johanne et moi et pour qui nous avons la plus grande affection. Buon camino peregrina!


Vendredi 22 août, Ivrea, 1170+24= 1194 km
Albergue Luca
Bien dormi, mais l'estomac fragile encore. Un fruit et un croissant le matin, et mes intestins capotent toute la journée. Et dès que je prends une gorgée d'eau, arriba!!! Malgré tout, on fait nos 24km. Le chemin est superbe. Outre le fait que je ma santé nous impose de fréquentes pauses, c'est magnifique de circuler sur les anciennes voies romaines, parmi les vignobles en paliers et les petits chemins emmurés. Bien sûr, je ne mange rien le midi. Pendant que Jo mange, je récupère sur une chaise longue d'un hôtel. Le soir, heureusement, on trouve l'hôtel facilement. Deux fruits et un morceau de fromage, avec beaucoup d'eau et hop, dodo.


Samedi 23 août, Vercelli, 1194
Vercelli palace
Aujourd'hui, je fonctionne sur la batterie de secours. Et on prévoit beaucoup de pluie. On décide donc de faire un bout en train. De toute façon, pour être à Rome la première semaine d'octobre, on devra le faire à quelques reprises. On saute ainsi trois étapes, encore un peu montagneuses, et où il n'y a pas de point d'intérêt majeur. On a pris le train à Ivrea, fait un transfert à Chiasso (pas de jeu de mots facile), et direction Vercelli. Tout ça pour 14€ pour les deux. Dans les gares, quand toutes les annonces sont en Italien, faut être plutôt attentif. Les prochains jours devraient être en terrain plutôt plat. Depuis que nous sommes en Italie, nous n'avions pas trouvé d'alcool pour le brûleur, mais aujourd'hui oui. À l'hôtel, on s'est fait du riz avec du poulet. Miam! Ca va me donner des forces. Et l'eau de riz, c'est bon pour c'que j'ai. Là on se repose pour vrai. Demain, on reprend le cap sud.


Ça m'étonne encore que tout un continent survive avec ce genre de petit déjeuner. Pratiquement tout les matin, un croissant avec du beurre et un café, avec pain et confitures, et des tonnes de Nutella. À l'occasion, mais rarement, un peu de fromage et du jambon. On s'ennuie vraiment des déjeuners Cora et mon bacon du jeudi matin. C'est pour ça que, la plupart du temps, on fait notre propre petit déjeuner nous-même avec des flocons d'avoine quand on en trouve, des fruit frais, du yaourt, du pain intégral et du beurre d'arachide, quand on en trouve ça aussi.

1150 km et toutes ses dents...

Le voici! Le vidéo du Grand Saint-Bernard est disponible ici.


Samedi 16 août, Gignod, 997m, 1061+26= 1087 km
Hôtel Bellevue
Petit déj. Au réfectoire, on discute beaucoup avec la femme de Nicolas (désolé, j'ai oublié son nom). On part vers 9:00. En sortant de l'hospice, le vent glacial nous traverse comme une passoire. 2 degrés, un brouillard à trancher au couteau, et un facteur éolien de fou. En cinq minutes, on a les doigts gelés et on est déjà transit. Ayoye! Go go go, faut qu'on se réchauffe alors on part illico. Y'a tellement de brume qu'on ne voit même pas le lac à 200m, et on photographie la statue de Saint-Bernard de justesse, entre deux nuages. Pendant une heure, notre cadence rapide de descente suffit tout juste à nous donner un certain confort. Une autre heure plus tard, les nuages se dissipent et le soleil nous chauffe jusqu'à...12 degrés. C'est déjà ça. Aujourd'hui, on descend beaucoup, un peu plus de 1400m. Ça paraît en météo, et sur notre capacité cardio-vasculaire. On est en Italie maintenant. C'est très différents. Les bâtiments, la bouffe. Les gens sont ici aussi très accueillants. Le balisage est extrêmement facile à suivre et les chemins sont très agréables. Espérons que ça dure quelques jours ainsi. On cafouille quelques mots de pseudo italien, et ils font le reste. Parce qu'on se sent en forme, on dépasse l'étape prévue pour se rapprocher d'Aoste, une ville où on devrait pouvoir magasiner quelques petites choses, dont des chaussures pour moi. À l'hôtel, plus de chambres doubles. On nous demande 100€ pour deux chambres simples. Il est 19:00 et on est un peu coincé. Mais à force de "gogosser", on deal une chambre lit simple et deux petits déjeuner à 55€ pour les deux. Moi je dormirai par terre sur mon matelas de sol. C'est pas pire que dehors, on est au chaud et au sec, et Jo sera confortable. Je dois maintenant plonger dans mon étude de l'italien...

Dimanche 17 août, Aoste, 1087+10= 1097
B&B Dubuisson
Petite distance aujourd'hui. On se dépose à Aoste et profite de la journée splendide pour visiter la ville. Le quartier historique est très vivant, même si on est dimanche. J'en profite pour remplacer mes espadrilles finies par des sandales. J'entends déjà plein de monde dire que je suis malade, en sandale? Je l'ai fait en 2008, et je ne suis pas mort. C'est seulement plus délicat dans les montagnes. L'histoire de la ville est vraiment intéressante. Implantée sous l'empereur Auguste, en -26, c'était une Rome miniature avec son théâtre, son coliseum, ses temples. C'est la peur de se faire envahir de tous côtés qui poussait les Romains à s'implanter de la sorte un peu partout. Ce soir, j'ai terminé mon septième clip, qui fait le fois sur notre traversée des Alpes. Je le trouve pas mal bon. Mais pour le mettre en ligne, il faut un bon Wifi, alors ça devrait être pour bientôt.

Lundi 18 août, Nus,
Hôtel Dujany
On quitte vers 9:30, tout en montée, à flanc de montagne. C'est ici, en hauteur, qu'on peut vraiment comprendre ce qu'est la vallée d'Aoste. Immense terrain plat, entouré de gigantesques montagnes qui coupent la régions d'est en ouest. Actuellement, on serait porté à se demander comment on va faire pour reprendre la direction de Rome, vers le sud. Y'a sûrement un col plus loin qui va nous éviter de se taper un 1600m de montée pour traverser. Tout est encore en montée/descente. On en a pour quelques jours. En sandales, ça commence à me faire des mollets pas pires...

Mardi 19 août, Châtillion, 1097+30= 1127km
Hôtel Dufour (chez la signora Dufour)
En dhors de la via, on retrouve notre chemin en une vingtaine de minutes. Très beau parcours sous le soleil, mais avec un assez fort vent. Le chemin est super bien balisé, sauf à un endroit où on traverse un ancien village abandonné. Un genre de village fantôme accroché à la montagne, c'est là qu'on perd le chemin. On se retrouve dans une fôret de ronces et d'arbustes très serrés. On réussi à en sortir avec seulement quelques égratignures, mais on se retrouve sur un chemin de fer de TGV. Heureusement, sans trains, on réussi à se faufiler dans un genre de tuyau d'évacuation des eaux, le reste étant clôturé de barbelés militaire (genre lames de rasoirs). Plus de balise, on se dirige simplement sur différents chemins, direction Nord-est. Peu de temps après, on retrouve la piste et rentre dans la ville vers 15:00. On trouve l'hôtel assez facilement après avoir demandé notre chemin, en italien, à un couple. Pas de réponse à l'hôtel, on prend une bière, on dévalise un guichet automatique, et je me fais raser le coco. Ça, ça fait du bien. On cherche une carte de téléphone pour Jo, mais les cartésien oranges ne sont pas disponibles en Italie. Dans la prochaine grande ville, on essaiera de trouver une solution. Ça serai le fun de pouvoir réserver nos hébergement. Au retour, la proprio de l'hôtel est là. Alors on s'installe, et on "fouère". 

Mercredi 20 août, Verrès, 1127+23= 1150
Hôtel Il Casello
Soleil. On fait des provisions avant de quitter la ville, puis on mange quelques fruits devant l'église Saint-Pierre de Châtillion, avec une vue plongeante sur la ville. Ensuite, on retourne en montagne pour une superbe journée de marche. On traverse plein de petits hameaux où il a TOUJOURS des fontaines et de l'eau à profusion. À 13km, on prend une pause houblon à Monjovet avant de continuer. En quittant la ville, on revoit dans un bars quatre pèlerins allemands que nous avons croisé ce midi. On discute un brin, et reprend notre route. Un peu long sur le dernier stretch, on fait environ deux km pour trouver l'hôtel. Au final, ça a été une très belle journée.

Col du Grand Saint-Bernard, 2460m, 1061km, à deux pas de l'Italie...

Mardi 12 août, Champex, 1440m (altitude), 1013
GPS: N46.03537 E00709907
Départ de Martigny sous le soleil. Belle sortie de ville. Le chemin est bien balisé. La montée est raide, mais les paysages valent le coup d'œil. Vers midi, on partage une pizza et vers 16:00, on prend un café sur une terrasse au sommet d'une montagne. Belle surprise. En descendant, on voit une affiche qui annonce un gîte où on peut camper. Let'se go! On installe la tente et paf! Il se met à pleuvoir. Ouf, juste à temps. Repas randonneur sous un gazebo, douche et hop! Sous la tente. Ça me rappelle notre dernier souper chez les Campiche (pas la bouffe, mais le bruit de l'eau sur la toile). Mais en bonus, il vente fort et il fait 11 degrés. Mais on est dans les Alpes alors, faut pas se plaindre, il pourrait neiger!

Mercredi 13 août, Orsières, 825m, 1013+21= 1034 km
Hôtel de l'union
Il a plu toute la nuit, avec 4 degrés. Une chance qu'on a une bonne tente et de bons sacs de couchage. Petit dej habillés en automne, puis on descent. On est dans les nuages. C'est assez cool. Un instant la visibilité est bonne, et en trente secondes, on voit à peine à cent mètres. Ça alterne comme ça toute la journée, mais toujours sous la pluie. En chemin, on rencontre beaucoup de randonneurs qui, pour la plupart, font le tour du mont Blanc, en 7 jours environ. Presque tous des groupes organisés. Au lieu de faire de longs zigzags en serpentin, on prend un raccourci qui nous fait sauver quelques km. Mais, parce qu'il n'y a rien de gratuit, on descend pendant deux heures une pente qui varie entre 17 et 30 degrés d'inclinaison. C'est tout juste si on ne doit pas parfois s'asseoir pour descendre. Arrivés en bas, debout, mes genoux tremblaient. Ça ne faisait pas mal, mais ça a travaillé solide. Le genre d'épuisement musculaire qui, peu après, nous donne une "shot" d'endorphine plutôt agréable. Arrivés à l'hôtel vers 15:00, on a pu relaxer ben correct.

"Un ami est quelqu'un qui te connait tel que tu es, comprend d'où tu viens, accepte qui tu es devenu et toujours, gentiment, t'invite à grandir".
L'abbé Raymond Gravel, 1952-2014
Que ton âme repose en paix, prêtre de combat...

Jeudi 14 août, Bourg Saint-Pierre, 1630m, 1034+14= 1048 km
Bivouac de Napoléon
Un peu de difficulté à sortir du village au bon endroit, +\-2 km pour rien. Pas mal de montée, mais les pentes pas trop difficiles. C'est vrai qu'on commence à avoir les rotules bien huilées. Les paysages sont époustouflants. Dans les cols, nous sommes entourés de sommets. Il fait un beau soleil, mais la température change vite. Au soleil, 13 degrés, dès qu'un nuage passe, ça descent à 8 en quelques secondes. Mes chaussures sont en train de me lâcher. J'ai dû les rabibocher avec le meilleur ami de l'aventurier, du "duct tape". On est arrivés au gîte vers 16:30 alors on peut se reposer et faire le nécessaire pour partir plus tôt demain matin. On a une ascension de 1000m et de la pluie abondante prévue pour toute la journée, avec un max de 11. Ça va prendre un petit déjeuner d'ogre.

Vendredi 15 août, col du Grand Saint-Bernard, 2469m, 1048+13= 1061
Hospice du Grand Saint-Bernard
On "greille les p´tits" et on part à 9:00. Un peu de grisaille, une demi-heure de descente et ensuite, ça monte. Contrairement aux prévisions, il fait soleil presque toute la journée, mais avec de fréquentes averses. Et c'est pas chaud, ça tourne autour de six degrés, et un peu de grésil en fin de journée. Les paysages sont... indescriptibles! C'est la journée où j'ai le plus trippé depuis notre départ sur la via. Wow! On fait du trekking en Suisse, dans les Alpes, vers le col du Grand Saint-Bernard. Hallucinant. Quand tu verras le vidéo, tu vas voir à l'occasion des losanges jaune et noir un peu partout. C'est les balises qu'on doit suivre. On les appelait "l'œil de Sauron", comme dans Le Seigneur des anneaux. On pensait toujours au film parce qu'il y a plein de paysages qui ressemblaient. Vers 15:00, on se croyait au Mordore; que de la roche, humide, sombre dans les nuages. VRAIMENT cool, même trempés. Mes "running shoes tappés" sont en train de se désintégrer. Ça commence à presser d'en trouver d'autres, en Italie. Ce qui est aussi génial, c'est qu'on ne peut jamais manquer d'eau. Il y a de l'eau qui descent des montagnes partout, de la neige qui fond. Pour le déjeuner, on s'est caché du vent dans un abris de montagne. Super basic, mais "ça fait la job". En arrivant au col, on est dans les nuages avec de la bruine et du vent, frette. On est chaleureusement accueillis par le père Frédéric et, en savourant un bol de thé sucré, on discute avec un groupe de sympathique Suisses intéressés par ce qu'on fait. L'un d'eux, Francis (je crois), aimerait bien le faire. Go for it!!! Un peu de repos en écrivant mon journal de bord avant le repas du soir. Ici c'est drôle, le soir, on soupe, comme au Québec. Y'a plein de "pèlerins" qui arrivent en auto ou en bus alors, on doit repartir demain matin, pas question de rester plus longtemps. Dommage, ça aurait fait du bien à ma cheville qui commence à enfler, parce que je compense d'un côté à cause de mes chaussures finies. À partir de demain, c'est l'Italie. Ça va faire tout un changement. Jo a vraiment hâte d'y être parce que, les montagnes, elle commence à en avoir "son truck". Je pense que mon prochain vidéo va être assez bon, mais faut aimer la montagne...

Oups! Un blog qui avait disparu...

Mercredi 6 août, 984+24= 1008 km
GPS: N46,56681 E006,61712
Ce matin, après le petit déjeuner, on a assisté à la prière du matin avec cinq autres personnes. Superbe chant du psaume 37, sous forme de litanie. Ensuite, sœur Madeleine m'a fait visiter le clocher, un petit privilège pèlerin. Beau soleil, beau parcours. Un peu long, on voulais se rapprocher de Lausane, là où on a réservé une chambre pour jeudi soir. On pensait trouver un gîte ou un endroit pour dormir en chemin, mais rien. Pas vrai. On a trouvé un petit hôtel/pub 10km avant Lausane, mais à 120 francs suisses. Ça n'a aucun sens. C'est le genre de truc qu'on payait une soixantaine d'euros en France. On s'installe plutôt deux km plus loin dans notre tente, dans un champs près d'une forêt. Aujourd'hui, j'ai acheté mon premier saucisson depuis notre départ; 11 francs (9€, ou 13$). On se fait plumer de tout les côtés. Dommage, parce que c'est un pays magnifique. Et les gens sont super gentil. Mais ça fait partie d'un ensemble complexe qui fait de la Suisse ce qu'elle est sur le plan international. Ce soir au loin, on voit les Alpes. Majestueuses, superbes, et terrifiantes en même temps. On dirait un mur infranchissable. Une masse difforme et obscure, qui semble nous défier et nous inviter tout à la fois. Dans quelques jours, on la grimpera, si elle y consent. 

Jeudi 7 août, Lausane, 1008+5= 1013 km
Hotel du marché
Terre natale de Guillaime Tell, Heidi et Frankenstein, mais aussi de Carl Jung, Jean-Jacques Rousseau, Alain Delon et Roger Federer entre autres, la Suisse est un superbe pays. Si j'avais à la résumer en deux mots, je choisirais "beau" et "propre". Si on fait abstraction du coût de la vie, c'est un endroit où il fait bon vivre. Je trouve, avec mon œil de voyageur, que c'est un lieu où la cohabitation entre nature et humains est très intéressante. Cet après-midi, on a un peu visité Lausane, magnifique ville, quoique plutôt "côtuse". Ça prend des mollets. C'est dynamique, effervescent, on dirait une jeune ville qui viens d'éclore, toute fraîche et épanouie. Et j'ai même mangé une poutine au restaurant Canucks, un resto "québécois". Et j'te dis qu'elle était "pas pire pan toute". Un peu de lèche vitrine, et on a acheté nos billets de train pour demain, direction Versoix, près de Genève, où on rendra visite à notre amie mme Campiche. Ce soir, on bouffe relax dans notre chambre.

Vendredi 8 août, Versoix
Accueil chez les Campiche
Aujourd'hui bien sûr, on ne calcule pas la distance étant donné qu'on est " touristes". Matinée assez cool, notre train est à 11:20. À bord du train, on s'apperçoit qu'on est pas dans le bon, c'est un direct vers Genève. Pas trop de conséquences, 10 frs additionnels et 10 minutes de retard. À Versoix, on est superbement accueillis par Andrée et Jacques. Ils possède une magnifique maison sur la rive du lac Léman, avec vue sur les Alpes et le mont Blanc. En pm, Jacques nous initie à la voile. Très belle expérience. C'est fou comme tout se fait "au pif", à la lecture de la surface de l'eau, le claquement des voiles, la température du vent. Jacques est passé maître dans l'art de naviguer en harmonie avec ces signes subtils, on dirait presque qu'il entend la voix du lac. Au retour, on se régal avec un repas de frites et perches du lac. Suit une très enrichissante discution sur l'histoire et la politique de la Suisse. C'est un étrange pays. Politiquement, on dirait que tout est conçu pour que les choses tournent mal, mais au contraire, tout va bien; ou presque. Vers 11:30, la chambre d'invités est particulièrement invitante.

Samedi 9 août, Versoix
Douce matinée. Long petit déjeuner avec Andrée, Jacques doit s'absenter quelques heures. On relax en feuilletant quelques livres qu'Andrée nous suggère. En après-midi, on part ensemble visiter Genève sous le soleil. Très belle ville qui grouille de monde car aujourd'hui c'est la fête. 
Au retour, on mange un succulent repas, et Andrée et moi faisons "schmolitz", à partir de ce moment, on peut se tutoyer. Le soir, on part en yacht pour se rendre à Genève avec quatre voisins pour admirer les feux d'artifice près de la Rade. Simplement extraordinaire!
Au retour, notre capitaine nous offre son traditionnel tour du monde en crème glacée, et profond dodo.

Dimanche 10 août, Versoix
Doux réveil, petit déjeuner "en famille". On part ensemble visiter Le musée de la réforme, suivi d'un bon repas. 

Au retour, opération hamac. En soirée, Tamara et son ami Simon nous rejoignent pour le dîner. Superbe soirée.

Lundi 11 août, Martigny
Difficile matinée, on fait nos adieux à Jacques et Andrée. Ça a été une expérience formidable. C'est un couple hautement inspirant, complice, et d'une générosité sans borne. Vers 10:00, on se dirigent vers la gare pour prendre le train Versoix-Genève-Martigny. C'est assez incroyable, trois jours de répit à Versoix pratiquement sans aucune pluie le jour. Au jourd´hui, en sac à dos, dès qu'on arrive à Martigny, une pluie abondante et un vent "à écorner les bœufs" nous accueillent. Pas de doute, notre pèlerinage est bien recommencé. On se trouve un hôtel, une petite bouffe et on visite l'exposition Renoir. Les montagnes qui entourent Martigny sont vraiment impressionnantes. Ce soir, on prend ça cool parce que demain matin, on entreprend la montée des Alpes, vers le Grand Saint-Bernard, +\-2500m en trois jours si tout se passe bien.

Notre montée commence aujourd'hui!

Ça y est, c'est maintenant que ça se passe. Dans quelques minutes, on commence notre ascension vers le col du Grand Saint-Bernard. 46km, 3898m de montée, entrecoupée de 1897m de descente, ce qui nous mènera, à partir de notre altitude actuelle, au sommet de 2469m.
Johanne à plus hâte de voir Rome, mais moi, mon aventure commence ici...

1000 km plus loin, on est en Suisse...

Jeudi 31 juillet, Foucherans, 869+24= 893
Hier, on a décidé de visiter Besançon, sous une pluie abondante. Mais vraiment. En dix minutes, nos pantalons et chaussures étaient imbibés d'eau pour le reste de la journée, le haut étant protégé par nos imperméables. Besançon est une ville superbe. Du moins, la partie touristique/historique. Pour la périphérie, c'est comme toutes les grandes villes. Très belles rue commerciales séminaire-piétonnière, belles églises et synagogue, de nombreuses grandes places. En pm, petit train touristique qui nous mène la la Citadelle. C'est un ancien fort, restauré à plusieurs reprises et devenu impressionnant sous Vauban, abrite maintenant zoo, aquarium, musées, en plus d'offrir une vue magnifique sur la ville. Il y a beaucoup d'autres activités et musées que nous n'avons pas eu le temps de voir. Cette ville, quoique plus petite, est tout aussi intéressante à découvrir à pieds que Paris. Aujourd'hui, beau soleil, enfin. On reprend finalement notre route sud-est. La sortie de la ville est plutôt "raide", en pente. En chemin, on rencontre Marco, un jeune pèlerin Serbe, sur le bord de la route. Première journée, les ampoules le forcent à s'arrêter en chemin pour camper. Plutôt sympa, j'espère qu'il pourra continuer et le croiser un de ces quatre. On arrive au gîte vers 19h00. Superbe! Et on est deux sur une capacité de dix-huit. On se fait une soupe avec des orties et pissenlits séchés. Avec un peu de sel et huile d'olive, ça a de l'allure... Je réserve les gîtes pour les deux prochains jours.

Vendredi 1 août, Montgesoye , 893+17= 910 km
Bien dormi, beau soleil et Paf! Le moral est de retour à 100%. On repart plein sud vers  Ornans pour ensuite bifurquer vers Montgesoye, notre point de chute ce soir. Bon, 8h00. Je vais aller réveiller ma complice de vie avec un bon café chaud.///
Superbe journée. Beau soleil, on arrive à Ornans juste à temps pour le déjeuner. Un peu de visite, cette petite ville est fort agréable avec sa rivière sinueuse. On arrive au gîte de Denis Souvet à 16h30. Il nous reçoit avec une bière et nous offre tomates et jambons. Superbe gîte, où nous ne sommes que deux. Bon souper maison, lessive, on relax.

Samedi 2 août, Ouhans, 910+16= 926
Bon petit dej, soleil, on salut m. Souvet et on part. Un peu plus, on revoit Marco, le Serbe d'Amsterdam (???). On marche un bout ensemble et prend un café à Nods avant de partir vers Ouhans, et lui vers Pontarlier. Au café, on fait la connaissance de Christine et Paul, que je salue. À partir de là, que de la montée, en montagne, pour atteindre 850m. Physiquement "chalengeant", mais un ravissement pour les yeux. Quel beau coin de pays. Tout en montagnes, avec une rivière magnifique, la Loue, et une multitude de petit ruisseaux, partout, d'eau fraîche et délicieuse. Vers 16h00, comme d'habitude, un orage. Y'a très souvent des orages vers 15 ou 16 heures. J'sais pas pourquoi, peut-être les montagnes. Mais ça ne me dérange pas. J'ignore pourquoi mais, aujourd'hui, j'me sens...juste bien. C'est vrai que depuis quelques jours, on dors au sec, on mange bien, les distances sont courtes, et nos gîtes sont réservés. Alors aucun stress physique ou mental. Parlant de gîte. Ce soir, en arrivant, on voit dans l'entré les godasses de ...Marco! "Qu'est ce tu fais là? Tu devais te rendre à Pontarlier." Les pentes et la pluie ont eu raison de lui. En faisant du pouce, il s'est fait ramasser, par hasard, par le propriétaire de notre gîte. Décidément. Ce soir, à 19h30, on est invités par la maison ($). Alors pendant que je t'écris, à 18h00, je me bourre la face dans une boîte de Kellogg´s Smacks, ça ressemble beaucoup à nos Sugar Crisp du Québec.///23h45: Ouf! Quelle belle soirée chez m.Salomon et sa famille. Magnifique repas de produits frais et locaux, le tout trèèès bien arrosé. Beau ciel étoilé mais très frais. Heureux de ne pas être dans la tente.

Dimanche 3 août, Pontarlier, 926+17= 943
Hôtel Campanille
Wow! De la pluie intense toute la journée. 10 minutes après le départ, on fait squish squish en marchand, et après, c'est de la boue aux chevilles. Parcours mal balisê, mais après plusieurs détours, on y arrive. Bonne bouffe chez Buffalo Grill, dodo assez tôt.

Lundi 4 août, Jougne, 943+26= 969
Hôtel de la poste
Superbe journée. Départ un peu tard de Pontarlier, mais ça a bien été. Un brin de pluie en pm. En quelques heures, l'environnement à complètement changé. On sent la proximité de la Suisse. Tout est différent. De plus, l'accueil à l'hôtel est vraiment exceptionnel. Tenue par la famille, nous sommes traités aux petits oignons. Ce soir, c'est notre dernière nuit en sol français. Demain, on entre en Suisse. Mais on ne suivra pas le chemin prévu. On se dirigera plutôt plein sud, en dehors des chemins traditionnels. 

Mardi 5 août, Romainmôtier (Suisse) 969+15= 984 km
Accueil de l'abbaye
Beau soleil, le parcours était magnifique. On a eu droit à une superbe vue, de loin pour l'instant, sur les Alpes et le lac Leman. Notre petit village est super et on loge sur le terrain d'une abbatiale clunisienne. On a eu une bonne conversation avec sœur Madeleine, une diaconesse protestante qui s'occupe de l'oecuménisme de la région. C'est hallucinant comme tout est cher en Suisse. Je n'arrive pas à trouver d'hébergement à moins de 120 Fs (1 franc Suisse = 1.26 dollars canadien). Les auberges de jeunesse coûtent +\- 60$ canadiens, sur des bunkbeds en dortoir. Même des hôtels écono, genre Ibis budget en France, coûtent carrément le double ici. En t'écrivant ceci, j'apprends tout juste que notre bon ami Camil vient tout juste de se faire terrasser par un fulgurant cancer du pancréas. Fin cinquantaine, passionné de vélo, on a fait notre formation missionnaire ensemble. J'sais pas si tu te souviens, dans mes premiers blog. Je disait que je ne savais pas qui serait toujours là à mon retour. C'est un peu ça que je voulais dire. Là je ne sais pas quand je pourrais t'écrire de nouveau parce qu'à ce prix là, ça peut prendre un boutte avant qu'on ai un gîte avec wi-fi. On verra bien. Anyway, demain on va franchir le cap des 1000 km, c'est quand même pas rien.

Besançon, 869 km, toujours sous l'eau...

Mercredi 23 juillet, Villegusien-le-lac, 736+15= 751 km
Camping du lac
Plein sud, on longe une route assez achalandée, alors le rythme est plutôt rapide. C'est la première fois que quelqu'un nous exige trois euros pour remplir nos bouteilles d'eau. Bien sûr, on a préféré avoir soif pendant 10 km que payer pour de l'eau du robinet. Et vlan pour le proprio du camping La croix d'Arles, 5 km au sud de Langres. Quelques km plus loins, on entre dans un resto, le proprio nous salut, on enlève tout notre équipement et s'installe. Cinq minutes plus tard, il viens nous voir pour nous dire qu'il ferme à l'instant, comme tout les mercredi. Tabarnanne! Y'aurait pas pu le dire avant...
On fini par trouver une épicerie où on achète de la bouffe pour le camping, dans un vrai camping. Douches, lessive, et on étend tout au soleil pour faire sécher: tente, sacs de couchages, vêtements et sacs à dos. Je me suis trouvé un matelas de sol pour remplacer celui qui se dégonfle. Il est très mince, mais pas cher. Alors jusqu'à ce que j'en trouve un meilleur, ça va faire.

Jeudi 24 juillet, Champlitte, 751+26= 777
Assez longue journée. On trouve un camping municipal.

Vendredi 25 juillet, Dampierre-sur-Salon, 777+24= 801
Beaucoup de pluie encore. On trouve un B & B.

Samedi 26 juillet, Frasne-le-Château, 801+25= 826
Un peu long mais, ce soir on dort dans un dortoir municipal avec un Français, un Belge et...un Québécois. Bonne bouffe, bonne discussion. Je n'ai pas été très loquace ces derniers jours, je suis passé par une période "un peu tanné". Dans ce temps là, la ferme, trouve le chemin, pis marche. Nos distances de marche sont plus longues que d'habitude parce qu'on a hâte d'arriver à Besançon pour prendre deux ou trois jours de repos. Après, on va sûrement rester dans le "range" du 15-20km/jour parce que plus que ça, Jo a moins de fun. Mais on va faire notre possible pour ne plus dormir sous la tente quand il pleut, on a eu notre dose d'humidité. Y paraît que le pape François reçoit parfois, en groupe, les pèlerins de la via Francigena dans certaines conditions. Ça serait cool.

Dimanche 27 juillet, Geneuille, 826+22= 848
Camping des peupliers
PAS DE PLUIE !!! Même pas un orage surprise ou une bruine sournoise. Plus que bizarre, ç´en est presque stressant. On va sûrement "passer au batte" cette nuit. Non mais, blague à part, ça fait du bien d'être sec toute la journée. Ce soir, il nous reste tout juste assez d'euros pour payer le camping. Ça fait trois jours qu'on a pas vu de distributrices. Pas ben grave parce qu'y a rien à manger ici de toute façon. Alors riz et sachet de soupe Knor pour dépanner. Demain matin, pain de seigle et fromage brie. Là j'écris ça pis j'ai le goût d'un gros "nionion rings" A&W. (Bonne chance à mes amis Français pour la comprendre celle-là!).

Lundi 28 juillet, Besançon, 848+21=869
Hôtel Ibis La Cité
Très longue approche de la ville sous une pluie abondante. Toujours le nez bloqué. Pendant un bon repas, on s'aperçoit Jo et moi qu'on a dangereusement le goût de prendre un train pour sacré notre en Italie, au soleil. On décide de s'installer ici pour deux jours, le temps de bien se reposer et réfléchir à tout ça.

Mardi 29 juillet
Aujourd'hui, jour de repos à l'hôtel. En soirée, on assiste à l'avant-première du film "La planète des singes: Affrontement". Excellent. 

Mercredi 30 juillet
On reste une dernière journée. On espérait visiter la ville aujourd'hui mais, au moment où j'écris, 6h30, il pleut toujours. Les prévisions? 100% jusqu'à 18h00. On a décidé de continuer à pieds, mais on va devoir modifier notre approche. Toujours sous la pluie dans la tente, c'est difficile. Physiquement et, à présent, moralement. Jusqu'à un temps plus clément, on va devoir se trouver des endroits pour s'héberger. Pas de vidéo cette fois-ci. Rien de particulier, ou trop de pluie pour filmer. Mais je vais essayer de te montrer un peu Besançon, qui est une très belle ville, si je réussi à nous trouver des costumes de néoprène et des palmes...

Le vidéo Épisode IV est en ligne...

En cliquant ici.

Toujours sous la pluie...mais on lâche pas. 736 km !

J'aimerais bien t'écrire plus souvent mais, la plupart du temps, on couche sous la tente. Et quand on est en gîte/hôtel, la wi-fi est toujours en panne. Et comme les villages sont désert alors...voilà!

Jeudi 10 juillet, 528+20=548 km
GPS: N48.83836 E004.50577
En se réveillant ce matin, il pleut, et il vente, et il fait 13c. On prend le petit déjeuner à l'hôtel, et je modifie le parcours. Théoriquement, on devait partir sur un stretch de 41km à travers champs, sans aucun point de ravitaillement, ni bouffe, ni eau. On opte donc pour longer le canal latéral de la Marne, vers Vitry-le-François. Une autre idée de génie. Sous la flotte, mais le calme de ce cours d'eau est régénérateur. À mi-chemin, et en fouiillant un peu, on trouve une superbe petite clairière derrière un bois, tondue et ébranchée juste pour nous, entre le canal et la Marne. On s'y installe pour la nuit, et profitons d'une accalmie pour faire bouillir notre confit de canard. 

Vendredi 11 juillet, Vitry-le-François, 548+17=564 km
Sans blague, il a plu la majeur partie de la nuit.
On marche toute la journée le long du canal, sous la bruine. Arrivés à Vitry, il pleut, pour faire changement. Petite récompense, l'hôtel Le Tambourin est très bien.

Samedi 12 juillet, Vitry-le-François, 564 km
Réveil 7h00. Il pleut, il vente et il fait 14 degrés. Là, chu un peu écoeuré. Depuis plusieurs jours, y'a rien à voir, je n'apprend rien, pis on est tout le temps mouillés. Plein le casse, j'bouge pas d'icitte. On va prendre un gros petit déjeuner, et il arrête de pleuvoir. On se promène dans la ville et tombent sur trois jeunes pèlerins vers Compostelle, sur la voie de Vézelay. On se retrouvent donc devant un café et quelques pâtisseries pour échanger des conseils et trucs. 

Daniele, Sylvie (des Belges) et Tobi (un Allemand)

Ensuite, on trouve une laverie pour rafraîchir nos vêtements. Ça nous prends 10 minutes à comprendre comment faire pour avoir du savon, mais on y arrive. Retour à l'hôtel avec notre petit sac qui sent bon.

Dimanche 13 juillet, 564+18=582
GPS: N48.64582 E004.64934
Petit déjeuner à l'hôtel. Wow! Du bacon! On quitte la ville en longeant une rivière et rencontre Étienne, un agriculteur sympathique qui, peut être, viendra faire un tour au Québec. En se rendant sur Le Meix Tiercelin, on croise des balises de la VF. On les suit, mais sous la pluie toujours. On se retrouve rapidement dans les GR boueux, en s'éloignant du cap de Brienne-le-Château. Faudra corriger demain. Vers 17h00, on s'arrête sur un petit étendu d'herbe, entre la forêt et le maïs. Toute la journée, vent et pluie/bruine. On ne marche que dans la boue et l'herbe mouillée. Normal, y mouille TOUT LE TEMPS!
Tant qu'on aura pas eu deux ou trois jours sans pluie, on va essayer d'éviter les GR. Aujourd'hui c'est dimanche, et demain, fête nationale. Alors tout est fermé, rien à boire/manger. Heureusement que cette fois, on a prévu le coup. Encore à l'abri sous la tente, macaroni en coudes, sardines aux tomates, sauce napolitaine, pain multigrains, vin rouge, et nos multi-vitamines bien sûr. Tiens! C'est étrange! Je n'entend plus la pluie tomber sur la tente. C'est suspect... Je dois te laisser pour aller voir ce qui se passe...

Lundi 14 juillet, Chavanges, 582+20= 602
Hier soir, gros orage et vent violent, la tente tient le coup. Ce matin, on doit commencer par chasser toutes les limaces collées un peu partout sur le moustiquaire. Enfin, un peu de soleil. Que ça fait du bien. Aujourd'hui, pas de GR, on longe la route, les pieds au sec. Plusieurs village sans rien à bouffer, même pas un café. En traversant Chavanges, il y a de l'action dans un parc municipal. C'est une festivité pour le 14 juillet. On promène un peu, prend une bière et quelqu'un nous présente m.Pierson, le maire du village. Le gîte pour pèlerin n'étant accessible pour l'instant, il nous reçoit chez lui, avec toutes les accommodations possibles. Sa femme et lui nous reçoivent comme des rois. À la fête, dîner moules/frites et dessert, offerts gracieusement, et Marseillaise jouée par la fanfare locale. Trop fatigués pour les feux d'artifice de 23h00, on éteint notre bougie à 21h00.

Mardi 15 juillet, Dienville, 602+22= 624 km
GPS: N48.34810 E00453112
Petit dej avec m. le maire et sa première dame, puis en route sous un soleil magnifique. On longe la route, sèche, droite jusqu'à Brienne-le-Château, là où Napoléon a débuté ses étude. Visite du musée puis vers 19h00 on se trouve un petit camping très confortable, le Colombier. À 19h00, il fait 30c. Ça fait du bien d'être sortis de la Marne. Depuis qu'on est dans l'Aube, il fait beau. 

Mercredi 16 juillet, Montier-en-L'Isle, 624+21= 645 km
GPS: N48.26155 E004.65924
Ouïlle! J'ai mal dormi. Depuis trois jours, je n'ai plus de matelas de sol. Ben, je l'ai toujours, mais plat comme une feuille, il se dégonfle tout le temps et pas moyen de trouver la fuite. C'est un Thermarest auto gonflant qui a décidé de s'auto dégonfler. Dommage qu'il se dégonfle parce qu'il est super confortable et léger. Mais c'est le deuxième qui me fait le coup alors je crois que, quand l'occasion se présentera, je vais m'acheter un bon vieux matelas mousse qui a fait ses preuves. Plus gros, un peu plus lourd, mais sans surprises. Puis j'ai le nez bloqué raide. Mais le soleil est présent alors, ça va.
Ce soir, on est cachés au fond d'un verger pour la nuit. C'est vraiment étonnant le nombre de villages qu'on traverse où il n'y a absolument aucun commerce, pas même un café/bar ou une boulangerie. On dirait qu'ils sont tous devenus des villages "dortoir". Le travail et les achats se font à l'extérieur, dans les plus grandes villes. C'est très différent de ce que nous avons connus en 2008 quand on a fait Compostelle. C'est plate parce que ça complique la tâche pour entrer en contact avec les villageois. L'avantage, si ç'en est un, c'est qu'on développe beaucoups d'idées pour transporter de la bouffe légère mais nourrissante donc, plus autonomes. En fin de journée, on s'est dégoté du pain d'épice au miel chez un artisant local. Un délice! Et assez massif pour combler un randonneur affamé.

Jeudi 17 juillet, Bar-sur-Aube, 645+7= 652
Petite étape sous le soleil, on se dépose à Bar. Petit hôtel à petit prix. On relax sur une superbe cour intérieure pour le repas du midi; Ricard, salade niçoise, poisson frais et légumes grillés, mousse au chocolat blanc, expresso, de l'ombre, un vent léger, bonne musique, j'adore! Visite de la ville, l'architecture est superbe. Provisions pour les jours à venir, et dégustation de pâtisseries.

Vendredi 18 juillet, Clairveau, 652+17= 669 km
Beau parcours, mais un peu éreintant. Pas très long, mais beaucoup de pentes raides. De plus, aujourd'hui, on a eu droit à un solide et vrai 40c, sans facteur humidex, sans vent. Même Jo marchait sur le côté ouest du chemin pour avoir un peu d'ombre, c'est grave. Mois, je suis comme un peu enrhumé, mais tout va bien. Peu être des allergies. De notre chambre d'hôtel, nous avons une vue imprenable sur...le centre de détention à sécurité maximale. L'immense monastère fondé par Bernard de Clairveau à en effet été converti en partie en prison. On se réserve la visite pour demain.

Samedi 19 juillet, Pont-la-ville, 669+14=683
GPS: N48.07899 E004.89035
Ce matin, visite de l'abbaye de Clairveau où on apprend plein de choses. Ensuite, déjeuner à l'hôtel avant de partir. J'essaie l'andouille gratinée. Pas vraiment à mon goût. Je ne la mange même pas au complet. Ceux qui me connaîssent savent ce que ça veut dire. On rencontre des touristes qui nous invitent chez eux, près de Nice, quand on passera. Intéressant. On se trouve un coin pour dormir dans un champs, derrière des cordes de bois.

Dimanche 20 juillet, Arc-en-Barois, 683+21= 704 km
GPS: N47.95131 E005.00484
Direction Châteauvillain pour faire les courses avant midi, on y rencontre François. C'est un sympathique luron qui connaît très bien notre colorée parlure québécoise. Il nous donne beaucoup d'infos historiques, et de bons conseils pour poursuivre notre route. On bifurque en chemin et passe par la forêt domaniale d'Arc-Châteauvillain qui est simplement enchanteresse.
On trouve un camping municipal un peu plus au sud où il n'y a personne pour nous facturer l'emplacement. On verra bien demain. 

Lundi 21 juillet, Arc-en-Barrois, 704+24= 728
Ouin...dure nuit! À 1h00, j'ai entendu un bruit tout près et, en ouvrant les yeux, j'ai vu une ombre s'éloigner rapidement. J'ai tout de suite remarqué que notre sac de provisions pour les deux prochains jours avait disparu. Je me suis précipité à la poursuite de ce petit pas fin dans la nuit mais, sous une pluie abondante, dans le noir et sans vraiment savoir dans quelle direction, c'était peine perdue. Le pire, c'est qu'il a volé le sac sans connaître son contenu, alors, tout est probablement dans une poubelle ou un fossé.
Jusqu'à présent, je n'ai pas beaucoup parlé de la météo parce que c'est pas vraiment intéressant à lire, mais je dois te dire qu'il pleut presque tout les jours. On a jamais eu deux jours collés sans pluie depuis notre départ. Depuis le 9 juin, on a eu seulement 12 jours sans pluie, sur un total de 42. Ça nous fait donc 71% du temps dans l'eau. Mettons que..."t'un ti-peu tanné". On dirait qu'en dessous de chaques oreilles je commence à avoir des écailles de  poisson. Aucun endroit où dormir, et toujours sous la pluie, on pique vers le sud et, surprise, un don du ciel. On croise une dame qui jardine dans son potager. Après une brève jasette, on accepte son invitation à camper dans son verger, accompagnée de prunes et pommes fraîches, eau courante, et plein de petites attentions. Dîner à l'auberge et magnifique dodo au calme.

Mardi 22 juillet, Langres, 728+8= 736
Réveil...sous la pluie bien sûr, Marie et Loïc nous invitent à petit-déjeuner avec eux dans la maison. Ensuite, il nous nous accompagnent sur deux km avec leur petit fils, Hugo, en nous donnant plein d'info historiques et techniques. 

Loïc, Marie-Thérèse et Hugo

Ce sont des gens comme eux qui nous donnent le courage de continuer. On peut leur dire, mais il ne peuvent sans doute pas mesurer l'impact positive qu'ils ont sur notre aventure. Langres est une très belle ville, et la cathédrale XIIe siècle, transitoire entre l'époque romane et gothique, est impressionnante. On grimpe les 244 marches pour se rendre au sommet de la tour sud mais, bien sûr, la bruine réduit notre champs de vision à quelques centaines de mètres. On se balade un peu mais on revient tôt à l'hôtel pour récupérer et, surtout, être au sec.

Un autre clip...

Notre plus récent vidéo en cliquant ici.
J'ai souvent de la difficulté à télécharger car les connections sont trop lentes. Je vais essayer de réduire la résolution et inclure quelques photos pour alléger. Tu me diras ce que tu en pense.
Bon visionnement!

Châlons-en-Champagne, pays du Champagne...et de la pluie... 7ième joursous la flotte!

Dimanche 6 juillet, Reims, 470 km
Petit dej dans la chambre, musée des beaux arts, promenade dans la ville sous la pluie (c'est sans doute pour ça qu'elle s'appelle rince...euh...Reims). Arrêt calories avec quiches, religieuse au chocolat, tartelette et café. Ensuite cinéma pour voir "Maléfique", l'histoire de la belle au bois dormant revisitée. Excellent film! Retour à l'hôtel avec délicieux dîner dans la chambre. Y'é tant qu'on reparte, je commence à y prendre goût...

Lundi 7 juillet, Verzenay, 470+20=490
GPS: N49.15885 E004.13506
Parti de Reims sous le soleil, après un copieu petit déjeuner à l'hôtel. C'est probablement une des plus belles sorties de ville que nous avons fait. Habituellement, on traverse la ville, puis une série d'immeubles à logement, puis un plus ou moins long secteur plus ou moins défavorisé. Et ensuite, des zones industrielles avant de rejoindre une certaine campagne. Mais pas cette fois. À partir du centre de Reims, on longe un beau canal sur 10 km. Alors bien que l'on traverse quand les étapes sus-mentionnées, on ne s'en aperçoit presque pas. Prochain village, épicerie. Et ensuite, on arrive dans une mer de vignes, à perte de vue, et sous la pluie. Vers 16h00 il pleut vraiment beaucoup alors on s'installe pour la nuit dans une forêt avant le village.

Mardi 8 juillet, 490 + 21= 511 km
7h30
"Y mouille en simognac", ça a tombé toute la nuit, sans arrêt. La tente tient le coup, mais tout est humide, comme hier car on a dû monter la tente sous la pluie. Sans farces, c'est tellement mouillé qu'il y a plein d'escargots et de limace sur les parois intérieures de la tente ( mais à l'extérieur du moustiquaire, fiou!)J'ai pas le choix, je dois encore cuisiner sous le mini verstibule de la tente pour le café et le gruau. Faut juste être plus prudent.
18h45
On vient de s'installer près de Condé-sur-Marne (GPS: N49.03701 E004.18895), entre le canal et La Marne, la rivière, dans un champs. C'est au grand-vent alors bien sûr on en profite pour faire sécher la tente et quelques accessoires. Aujourd'hui, les sentiers étaient terribles. Après 6 jours de pluie, les bulldozers forestier et les quads, c'était hyper boueux et plein d'eau. Souvent on calait dans la bouette jusqu'aux chevilles. Alors arrivés à Trépail, j'ai remodelé notre parcours pour éviter les sentiers et les sous-bois. Bonne idée. On a fait le chemin au sec, et on a sauvé 11 km. On a déjeuner tard alors ce soir, pas de dîner, on relax en lisant, les orteils au vent.

Mercredi 9 juillet, Châlons-en-Champagne, 511+17=528 km
Y mouille, encore. On a passé la très grande partie de notre journée longeant le canal. Très méditatif. En arrivant à Châlon, il pleut x 2. On se trouve un hôtel au pc pour bouffer et se réchauffer. On est trempés, fatigués et frigorifiés. Mais, objectivement, ça doit être une ville très agréable à visiter quand il fait beau.

Laon, 389 km

Salut!
Notre nouveau clip, Épisode II, est en ligne en cliquant ici...

Vendredi 27 juin, Tergnier, 327 + 23 = 350 km
Journée "standard", sans rien de spécial, si ce n'est un belle longue marche le long du canal de St-Quentin. Super tranquille et méditatif surprise en arrivant à Tergnier. La ville est beaucoup plus grande qu'on croyait. Du coup, plus difficile de trouver un hébergement. On trouve quelque chose de bien et, au même endroit, on retrouve la Canadienne, qui est venue en taxi pour reposer son genoux. Il y a aussi Brian, un Britannique, qu'on a pas encore rencontré. Soirée relax.

Samedi 28 juin,      ,  350 + 20 =  370 km
GPS: N49.57304 E00345181
Petit dej dans la chambre et avant-midi sous une pluie fine. Vers midi, ne trouvant aucun endroit  pour s'abriter, on a demandé à trois jeunes campeurs si on pouvait squatter sous un petit toît de bois près de leur lac. Non seulement ils ont accepté, mais ils ont aussi passé une heure avec nous à partager sur différents sujets. Avant de partir, ils nous ont même donné une canette de Coke et quatre petits desserts au chocolat. Super gentils. 


Maxime, Alexia et Jordan

On pensait demander le gîte dans un abbaye bénédictin mais, arrivé sur place, toutes les barrières étaient bien vérouillées avec des affiches "privé, défense d'entrer". On a donc continuer notre chemin. À cinq kilomètres du prochain village, on s'est fait ramasser par une pluie diluvienne, sans rien pour se mettre à l'abri. On s'est caché du mieux qu'on pouvait sous les arbres et nos toiles de survie. Quand la pluie a diminuée un peu, on a rapidement monté la tente pour s'y réfugier. On est trempé "à l'os" comme on dit. Heureusement, nos sacs de couchage sont intactes alors, on peut s'y réchauffer. On est dans un genre de parc publique, à demi abandonné, alors je ne sais pas trop si on va se faire achaler cette nuit. On verra ben. De toute façon, y mouille ben trop pour s'en aller ailleurs. On avait plus d'eau potable alors j'ai essayé un truc pour récolter l'eau de pluie avec une toile de survie. En quinze minutes, j'ai récupéré deux litres de bonne eau. Bonne idée! Deux capsules purifiantes et le tour est joué.

Dimanche 29 juin, Laon, 370 + 19 =  389 km
GPS: N49.55058 E003.61982
Il a plu toute la nuit, alors on a été tranquille. Tout est humide ou mouillé. Nos chaussures font " squish squish" toute l'avant-midi. Mais on est bien reposé, et on se dirige vers un hôtel. L'approche de Laon est assez impressionnante. De très loin, peut-être une dizaine de km, on voit très bien la cathédrale et la ville fortifiée. Pour un ennemi, impossible d'approcher discrètement. En arrivant dans la ville, une petite gâterie. J'ai mangé une pâtisserie qu'on appelle une "religieuse" au chocolat. Un régal.



Puis, montée dans la haute ville par une côte de fou. C'est dimanche, donc tout est fermé. Comme dans toutes les grandes villes qui se respectent, on gogos se un peu avant de trouver notre hôtel. Un coup rendu...relax! On s'installe pour deux nuits.

Serancourt-le-Grand, 327 km

Dimanche 22 juin, Arras, 226
Jour de repos. Trrrrrrès relax. On a visité les Boves, les anciens souterrains sous la place des héros. Vraiment intéressant.

Lundi 23 juin, 18h45, Bapaume, 226 + 27 = 253km
GPS: N50.10450 E002.84793
On a marché plus que prévu. Après un jour de repos, ça allait bien. Dommage que toutes les églises croisées sur le chemin soient fermées. Beau parcours, et traversée de plusieurs champs de bataille de 14/18. Cette région à été une guerre de tranchées pendant deux ans, sans aucun gain de territoire ni des allemands, ni des alliés. C'est pourquoi il y a aussi de grands cimetières pour les soldats alliés tombés au combat. Après une seule Stella Artois, on est assez relax. On va peut-être dormir dans la ville ce soir, c'est pas sûr. On va d'abord aller manger (je ne sais plus si je dois dire souper ou dîner, on a des lecteurs de part et d'autre de l'Atlantique), et on verra après. Depuis quelques jours j'ai remarqué que, quand les gens des commerces nous donnent la monnaie, ils ne disent pas "merci" ou "voilà" comme au Québec, mais "s'il-vous-plaît". Même chose pour au bar ou resto. Quand on nous donne notre plat, on nous dit aussi "s'il-vous-plaît". Ça fait drôle.
Bon, je cale ma bière et pis on se trouve un resto.

Mardi 24 juin, Moislains, 19h00  , 253 + 23 = 276
GPS: N49.97989 E002.96699
Hier soir, on s'est déniché un petit hôtel correct. Ce matin, en sortant du village, on loupe le marché alors on se retrouve en plein champs, rien à manger. À Riencourt-lès-Bapaume, un vieux monsieur vendait des lapins et des pigeons déplumés. Je lui demande s'il pourrait nous vendre quelques œufs. Il refuse de nous les vendre, mais insiste pour nous en donner une douzaines, que nous acceptons bien sûr. Plus loin, on fait un détour de 5km pour aller manger dans un petit café d'un village perdu. On mange comme des rois. Depuis notre départ de Calais, immanquablement, il y a des frites dans nos assiettes. J'en ai jamais autant mangé. Je me demande si le nord ne serait pas influencé par la Belgique en ce qui concerne cet accompagnement. En milieu d'après-midi, nous avons quitté le Nord-Pas-de-Calais, pour entrer dans la Sommes, en Picardie pour être plus précis. En arrivant à Moislains, Dieu met un autre ange sur notre route. Romain L., un sympathique Français, d'origine Polonaise, nous accueil avec une grosse bouteille d'eau, plus que bienvenue. Par la suite, il nous mène au abord du canal du nord, tout près d'une écluse, pour nous indiquer un endroit agréable et sécuritaire où camper. Génial !

Mercredi 25 juin, 20h30, Vraignes-en-Vermandois, 276 + 25 = 301 km
GPS: N49.88502 E003.06417
On a très bien dormi, mais les matins sont encore un peu frais. Longue marche le long du canal, puis Peronne. On y a fait activer le téléphone de Jo et fait une épicerie pour deux jours. Visite de l'église Saint-Jean à Peronne et sa fresque murale de 1601. En fin de journée, une dame nous suggère un camping tout près. Douche, eau chaude, eau potable à profusion. Le bonheur. Bon. Un petit chocolat chaud avec un restant de pain durci et hop! Dodo.

Jeudi 26 juin, 20h00, Serancourt-le-Grand,  301 + 26 = 327 km
GPS: N49.78258 E003.21461
J'sais pas trop combien il fait le matin quand on se réveille, mais la vapeur nous sort de la bouche quand on respire, et deux heures plus tard il fait 22c. Ici les campings, pour l'instant, c'est autour de 14€ par nuit, à peu près 20$. C'est raisonnable. Ces jours-ci on fait un peu plus de kilométrage que prévue parce qu'on veut être à Laon (on le prononce "lent" comme la vitesse) pour ma fête. Aujourd'hui, en traversant un petit village, on s'est arrêté dans un bar/tabac pour manger une bouchée. La propriétaire nous dit qu'il n'y a rien à manger. Ok, on va quand prendre deux bières. 5 minutes après, elle dépose sur notre table 1/2 baguette, deux boîtes de hareng fumé, 4 œufs cuits dur, et deux compote de poire. Si on pouvait manger "rien" comme ça à chaque repas...
Beau parcours. À Trefcon, la mairesse nous a fait visiter l'église en nous racontant l'histoire de son village. Toujours intéressant. En arrivant à Serancourt, le camping affiche complet. On ne fait pas une telle aventure sans un minimum d'audace. On se retrouve finalement dans un petit coin de l'aire de jeu. Parfait. Au camping, on rencontre une jeune femme d'Edmonton qui fait la via seule. Mais ce soir, elle a un genoux en compote. C'est à suivre. Ça me trouble un peu de voir tout ces cimetières de guerres. Y'en a partout. C'est incroyable le nombre de victimes. On le savait. Mais le voir, c'est pas pareil. Presque tous des moins de trente ans, par milliers. On est chanceux de vivres dans nos pays, à notre époque.

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