Lyon

Je n'ai pas écrit avant parce qu'on s'en est fait passer une vite en louant notre studio. On devait avoir le Wifi alors que c'est totalement faux. 

Que c'est bon. Qu'il fait bon pouvoir s'exprimer dans sa langue maternelle, le français. Après deux mois en Italie, à s'exprimer en italien ou, pour dépanner, en anglais, ça fait du bien de pouvoir utiliser un vocabulaire plus élargi. On est arrivés en avion à Lyon mardi soir, pour se reposer dans un petit hôtel écono près de l'aéroport. Mercredi matin, bus, tramway, métro et funiculaire nous ont menés jusqu'à notre quartier du 1er arrondissement de Lyon. Quelques minutes de marche et on arrive à notre studio. Gulp ! Ayoye !  Je vais garder mes commentaires pour booking.com mais, pour l'instant, disont qu'on a eu beaucoup de gîtes à pèlerins qui étaient plus propres. Passons. Un prêtre nous dit que nous sommes dans un quartier qui n'est "pas standard". Je lui dis que ça tombe bien, nous non plus. Mais en effet, c'est un vieux quartier qui abrite une forte population un peu...marginale. C'est cool parce que ça donne une personnalité colorée au secteur.

Lyon est une ville très agréable à marcher. Elle est traversée par la rivière Saône et le fleuve du Rhône. Ils ressemblent aux rivières qui traversent d'autres grandes villes comme Paris, Besançon ou Rome. J'aime le charme de ces rivières urbaines. Elles apportent une touche de romantisme, de paix. Dans les petites rues, on trouve une multitude de petites boutiques artisanales, de brocanteurs, de bistros de toutes sortes aux noms accrocheurs tel que "Facebouf", "Les salles gosses" ou encore "Le bon, la bulle et le truand". On visite l'hypergénial musée du cinéma. Cinq étages de décors miniatures, de maquettes super-réalistes, de costumes, d'accessoires, tous des originaux utilisés dans des films. On y apprend l'évolution des effets spéciaux de 1939, l'image par image, à l'époque du numérique qui n'a plus aucune limite pour nous mystifier. Et le clou du spectacle, LA bête la plus terrifiante de l'histoire du cinéma, grandeur nature, et animée mécaniquement, et j'ai nommé: La reine Alien, celle que l'on découvre dans le film "Alien vs Predator". Quatre mètres d'instinct tueur, gluant et sans scrupule. Belle p´tite bébête.


Ensuite, visite de plusieurs églises, qui sont toujours parmi les plus beaux, et plus anciens, représentants du passé. La basilique Notre-Dame de la Fourvière rapporte notre palme d'or. De plus, elle est située en hauteur, au sommet d'une montagne qui nous donne un superbe point de vue sur la ville, ce qui nous rappelle beaucoup l'observatoire du Mont-Royal.

Quatre ailes. Un ange libellule?

De retour au niveau de la mer, on s'élancent à la découverte des rue piétonnières. Jo adore. L'ambiance, même un jeudi soir, est décontractée, voir festive. J'en profite pour remplacer ma pile de montre, ainsi que le bracelet de cuir, qui a plutôt mal supporté les derniers mois.
La visite du musée des canuts est fort intéressante. On y apprend la tradition des métiers de tisserands, une spécialité Lyonnaise. Rubans dorés et soieries y sont à l'honneur. 
Je confirme que je préfère les pâtisseries françaises aux "dolce" italiennes. Notre séjour ici tiré sur la fin.  Aujourd'hui, dimanche, on se paie un film et une tranche de brontosaure au resto "Hyppopotamus".
À+
 

Dernière nuit en Italie

Et oui! Après environs deux mois dans ce pays, on le quitte. Demain, mardi le 21 octobre, on prend l'avion pour se rendre en France, à Lyon. 
Hier, pour clôturer en beauté, on a fait la romantique balade en gondole. Tout était parfait. Beau parcours, belle température, bon guide, belle embarcation, tout y était. 


Ensuite, un peu de marche dans les rues étroites avant de se payer un gargantuesque repas de vrai bonne viande rouge au resto Old Wild West. Le nom dit tout, c'est pas de la bouffe italienne. 
Encore deux heures de découvertes et en route vers l'église San Vidal. J'y avais réservé deux places pour assister à un concert classique de l"Interpreti Veneziani" qui nous ont émerveillés avec l'intégrale des quatres saisons de Vivaldi. Fantastique.

Aujourd'hui, dernier jour, on est reste sur notre presqu'île, le lido, pour se reposer un peu. En après-midi, on s'est loué un vélo côte à côte à quatre roues. Quelle façon génial de découvrir les charmes cachés d'une petite île où il y a peu de circulation. Avec le IPad dans le petit panier devant, on longeait le bord de la mer sur une route tranquille en réécoutant Vivaldi, la musique d'hier. Super.


C'est le dernier blog que j'envoie de l'Italie. Les prochains devraient être de la France.
Alors pour une dernière fois, "ciao, arrivederci"!

Venise, déjà trois jours.

19 octobre 2014

Trois jours déjà que nous y sommes. La ville qui fait palpiter le cœur de toute les femmes. Ici aussi, étant sur lieux plus que les deux jours standards, on a le temps de prendre notre temps, observer, analyser, philosopher. La masse touristique est vraiment le sang qui circule dans les artères de Venise, la nourrissant de sa curiosité, son émerveillement, ses sourires et,,,ses écus! Ici, l'argent coule à flot. C'est à rendre jaloux les propriétaires de casino de Las Vegas. On dirait que la somptuosité des lieux inhibe le sens des valeurs des gens. Un immense yacht club où tout étonne. 
Par exemple, on commence par la visite du palais des doges, une sorte de monarque de l'époque. Quelque photos pour nous mettre dans le mode "go for it".

Et oui, tout est en marbre...

Et oui aussi, tout est en or...

Et le magnifique, mais terrible pas sa signification, pont des soupirs...

Après trois heure à déambuler dans tout ce faste, on est relâché sur les quais de la place Saint-Marc où nous attendent les commandos de vendeurs de cossins. Et ça fonctionne. La combinaison marbre, or, bateau, soleil et effet d'entraînement de masse est dévastateur. On dirait que les euros brûlent les poches et sacs à mains, et doivent être balancés à tous prix. Et les marchands le savent. Deux cafés et deux croissants, 14€ (21$). 30 minutes (et non plus 40 comme dans les guide touristiques) en gondole, 80€. Prix moyen d'un hôtel sur l'île, 230€ par nuit. C'est pour ça qu'on a établi notre camp de base sur le Lido, une île à 10 de bateau. Avec une passe de trois jours, c'est beaucoup plus économique.


Les deux activités principales de Venise sont le Shopping et la bouffe. Toutes les rues sont commerciales, et après avoir vu une vingtaine de boutiques, les autres se ressemblent toutes. Des centaines. En réalité, SELON MOI, il n'y a pas tant de chose à visiter. Il faut se laisser émerveiller par l'étrangeté de cette cité insulaire. Il n'y a pas de rue à proprement dire. Tout est piétonnier, ou fluvial. Pour t'imaginer facilement Venise, imagine que tu prends un café sur une terrasse d'un quartier touristique de Montréal, New York ou Paris, et remplace toutes les rues où circulent les véhicules par des rivières. Bus, taxi, gendarmes, ambulance, livreurs, tout se fait en embarcations.


Des marchants ambulants, accostés pour vendre leurs produits.


Après ces intenses bains de foules, on s'est dirigés vers les "ghettos" vénitiens, qui n'ont rien à voir avec le Bronx. C'est seulement que là, c'est le Vénise des locaux, ceux qui y vivent.

Il y a les devants de maison...


Et les...cours arrières!

Ici encore, aucune auto ou scooter, tout se fait en bateau. 
La suite est pour bientôt.

Mais pour l'instant, je te laisse jouer à "Où est Charlie". Jo est quelque part sur ce pont.



De la ville éternelle à...la ville de l'amour !


16 octobre
Bon! Ma période léthargique est terminée, alors je recommence à écrire. J'avais besoin de faire une pause. J'écris ces lignes en sirotant un café "longo" sur une plage du Lido vénitien, au son des vagues de la mer Adriatique. 

Nous sommes arrivés à Venise à 5h30 ce matin, après un trajet nocturne de sept heures en train. La première impression est excellente, mais on a le temps. 
Commençons plutôt par un résumé de notre expérience romaine. 

Cité impériale, fondement officiel du christiannisme, ville de vestiges construites sur des ruines, qui étaient construites sur des fondations plus anciennes encore. Notre studio était situé dans le Roma VIII, un genre d'arrondissement à quelques trois km du centre touristique. Ça nous a permis de comprendre un peu le style de vie du "vrai monde", ayant logé deux semaines dans un secteur non touristique. Mais c'est sûrement pas ça qui t'intéresse. Rome, celui des cartes postales, celui de Constantin, Marc-Aurèle, César. Et celui aussi de Maximus, Spartacus et Astérix. Mais ils étaient loin d'être fous ces Romains. De formidables constructeurs, des génies d'ingéniosité, mais aussi d'inquiétant sadiques sans respect pour la vie; selon nos normes morales actuelles bien sûr. En écrivant ça, je pense aux jeux du cirque bien sûr. Au titanesque Coliseum, où on pouvait faire périr lusqu'à trois milles êtres vivants, humains et animaux sans vraiment de distinction, en une seule journée. Et ce, pour la plus grande joie de 50 000 spectateurs en délire. Et pour la plus grande gloire de Rome. Je n'énumérerai pas tout ce qu'on a visité, c'est beaucoup trop long, et semblable à tout les documentaires que tu as vu. Toutefois, deux coups de cœur. Celui de Jo, l'audience papale sur la place Saint-Pierre;"Tout un spectacle" pour la citer. Pour moi, c'est le "Vittoriano". Pas ancien, mais wow! Que du marbre, partout. Et tout est surdimensionné. BIG!!!

Les vigiles romaines...

L'histoire, elle est à tout les coins de rue. Et les vestiges aussi. Partout, c'est vraiment un musée à ciel ouvert. Il y a beaucoup, mais vraiment, beaucoup d'églises. Toutes ouvertes, presque toutes de style baroque. Et d'une richesse qui défie l'imaginaire. On estime que la chapelle Sistine génère des revenus d'un demi-million d'euro PAR JOUR! Et ça c'est à part tout ce que l'église encaisse partout ailleur. Ça fait...beaucoup d'argent. 

Ouin. La place des femmes dans l'église a été déterminée il y a fort longtemps.

Ah oui! Passer une journée entière avec Claude et Claudette a vraiment été cool. Profondément gravé dans nos souvenirs. On serai presque tenté de faire un voyage en leur compagnie. C'est pour dire.

J'en ai aussi profité pour faire du shopping. Depuis notre départ, j'ai perdu 14 livres. Ça paraît beaucoup. Je m'aime bien comme ça aussi. C'est comme un nouveau moi. Ça adonne bien, les vêtements italiens sont plutôt ceintrés. Et les sacs de cuir, un régal pour les sens. 

Ce que j'ai vraiment aimé dans ce séjour, c'est qu'on avait le temps. On a pris le temps de faire "rien" à quelques reprises. Juste se promener, faire du lèche vitrine, flâner dans les parcs, sur les terrasses, ou au studio à lire et discuter de tout et de rien. On va garder le même beat pour le reste du voyage. À 46 ans, je découvre que j'aime maintenant prendre mon temps. Goûter à la vie, la savourer. Je réussi même à tété un expresso une heure et demie sur une terrasse, faut le faire. 

Eh oui. Tout ce qui a quatre pattes y a droit.

La misère, elle est là. À première vue, elle est discrète, frugale. Mais dès qu'on sort des sentiers balisés par les boutiques, elle est bien là. Et le soir, à l'abri des regards touristiques, elle est féroce et sans pudeur. Pure et sans gêne, elle s'étend de tout son long. Entre les containers, dans les boîtes de carton, sous les journeaux, avec ou sans mains tendues, le regard vide, sans espoir. Pacifique toutefois, jusqu'à minuit... C'est une grande ville. 

Je vais recommencé à t'écrire sur une base régulière. 
Mais pour tout de suite, après une nuit blanche dans le train, j'ai le goût d'aller...rien faire.

Rome I

Mercredi 1er octobre 2014
Ce matin, on a débuté la journée avec un bain de foule sur la place St-Pierre. Pour l'audience du pape, la place était pleine aux trois quart environ. Ça fait quand même beaucoup de monde. Au début on ne le voyait que sur écran géant mais, après une demi-heure, il est apparu en vrai. Pas très grand, environ 3mm. Mais plus tard il est passé à environ 10m de nous, il avait repris sa taille normale. C'était assez cool de le voir comme ça, mais y'en a qui tripaient vraiment. La tremblotte, les larmes aux yeux. J'ai trouvé ça un peu drôle de voir le monde courrir pour le photographier plus loin. Y'a une madame camerounaise qui, en la regardant, on voyait bien que ça faisait un bon 30 ans qu'elle n'avait pas marché à plus de trois km/h. Mais là, elle courait "à full pine" comme on dit. Ses babouches boucanaient quand je me suis dit:"Cibole! A va crever c'est sûr". Ben non. C'est tuff du monde quand ça veux. Après, on a prix le métro pour se rendre à notre studio. Beau métro, super propre. Il n'y a que deux lignes, mais la couverture semble assez bonne. En arrivant, on s'installe, on met ça un peu à notre goût, on constate qu'y a plein d'affaires qui ne marchent pas, on improvise des solutions, puis on part faire un brin de shopping. Des vêtements. J'essaie de me faire un look "urban traveler" un peu européen. Pas aussi cool que mon chum Jacq, mais pas pire quand même (lol). Puis on revient se faire un souper "maison" dans notre camp de base. En soirée, on s'échange une couple de courriels avec Claudette (ma tante) pour s'organiser une rencontre. Je passe le reste de la soirée à cibler les points d'intérêt. 
Ah oui! Et bravo à mon amie Valérie, qui a fait le demi-marathon de Montréal en 2h06m12,3s. Ce qui la place dans les 14% des meilleurs. Bon, je ne parlerai pas trop d'elle pour ne pas froisser sa légendaire...modestie (???).

Jeudi 2 octobre
Petit dej au studio. Œufs, toasts avec beurre sans colorant, cafés, viande qui ressemble à du bacon, mais qui ne goûte pas le bacon, beurre d'arrachide. Relax. On se sent "presque" à la maison. Ensuite, direction banque pour prendre ce qu'il faut pour payer deux semaine de location du studio. Pas évident de retirer un si gros montant dans des guichets italiens. Pour couronner le tout, mon compte bancaire est débité du double de ce que j'ai reçu en argent. Aye aye aye! Mamma mia! On va avoir du fun pour régler ça dans les jours qui viennent. En revenant au studio, je me trouve un superbe sac à bandoulière en cuir véritable, qui "fit" parfaitement avec mon p´tit kit de voyage que je suis en train de me faire.
À midi, on part visiter ce qu'on trouve en périphérie de l'appartement de Claude et Claudette.
Dans les jours qui viennent, on va visiter plein de choses. Alors je ne vais pas décrire en détail tout ce qu'on voit parce que ça va être long toi. Même chose pour les photos. Je vais mettre seulement celle qu'on ne retrouve pas sur Google Image. Je vais juste lister ce qu'on a vu, et noter comment Johanne et moi on a trouvé ça en étoiles. Une *, ça vaut un peu le coup d'œil, cinq *****, c'est grandiose. Pas d'étoile, ça vaut pas le détour. Bien sûr, c'est selon NOTRE perception. Alors on commence:

Circus Maximus *
Église Santa Maria in cosmedin*
Bocca della veritas*
Fontana dei Tritoni
Le temple d'Hercule Victor*
Le temple de Portunus
L'arc de Janus*
Église San Giorgio in Vilabro
Église Santa Maria della consolazione al foro romano*
Piazza del Campidoglio*

Le superbe pavement de l'église Santa Maria in cosmedin

Le temple d'Hercule victor

Jo qui est mise à l'épreuve par la légendaire Bocca della veritas

Ensuite, on s'est rendu chez Claudette pour l'apéro avant d'aller casser la croûte dans resto à deux pas de chez eux. Ça été une soirée géniale qui a passé beaucoup trop vite. On doit absolument remettre ça avant leur départ. Retour en métro.


Ça y est, on est lavé de tous nos péchés (encore une fois) !!!

C'est aujourd'hui mardi le 30 septembre, 11h23, qu'on a reçu notre certificat de pèlerin, le Testimonium, à la cité de Vatican.

Le trophée en plus gros...

C'est sûr qu'après quatre mois sur le chemin, ayant marché 1811 km sur les 2100 total, 2 535 400 pas, ça fait quelque chose. Le feeling est différent de quand on a reçu notre Compostella en  2008, mais nous aussi on est différents. Dans l'ensemble, on est probablement encore plus débrouillards, patients, ouverts aux différences. C'est "à chaud" que je te dis ça parce que ça prend du temps avant de constater les effets de ce genre d'aventure sur notre personnalité. 

Un p´tit clin d'œil ici à mon chum Claude, le plus catho des bons gars que je connais. J'aurais aimé que tu sois là aujourd'hui. T'aurais vraiment tripper...

Demain matin, à 9h00, on est invités à une audience papale avec SS le pape François. C'est une audience publique bien sûr, mais on va quand même y aller (hi hi hi). J'aurais quand même aimé prendre un scotch avec Frank en tête à tête; j'ai une couple de bonnes questions pour lui.

Une photo recto/verso de notre invitation "V.I.P.",

Ici, c'est une photo de nous au centre de la place Saint-Pierre. Le balcon où le pape s'adresse à ses ouailles est juste au-dessus de ma tête, un brin à droite. Honnêtement, je pensais que c'était plus vaste que ça. C'est grand, très grand, mais pas comme je pensais.

Après la cérémonie demain, on part s'installer dans notre studio pour deux semaines. Et bientôt, on va rencontrer ma tante Claudette et son chum Claude ici à Rome pour passer un peu de temps ensemble. Ça, ça va faire drôle. Ce sont deux personnes que nous aimons profondément et dont les voyages nous ont toujours inspirés. Partager un repas avec eux, ici en Italie, sera assurément un moment inoubliable pour moi.

Cet après-midi on a fait un tour de ville en "sight seeing bus" pour faire notre reconnaissance de terrain. On va découvrir b-e-a-u-c-o-u-p de choses les prochains jours.


On reprend la route vers la ville éternelle

Et oui, en ce magnifique lundi, on remet nos sacs à dos et continuons vers le sud. Rome est à une vingtaine de kilomètre d'ici. On peut facilement le faire aujourd'hui, mais on fera étape en chemin. Ça va nous permettre d'arriver au Vatican frais et dispos. Ces quatre jours de repos ont été divinement bénéfiques. La Storta n'est pas une belle ville. Y'a rien à visiter, rien à voir, et pas de magasins intéressants pour faire du lèche-vitrine. C'est peut-être grâce à ça qu'on s'est autant reposé. J'ai pris beaucoup de temps pour réfléchir à tout ça. D'où viens-je, où vais-je, pourquoi-je ???
Pendant que je t'écris, on reçoit un courriel de notre amie Micheline, qui à marché un mois sur le chemin du Puy-en-Velay en France. J'ai hâte d'entendre son récit. Je t'avoue que je commence à avoir hâte de m'acheter d'autres vêtements. C'est assez grippant de voir mon chandail bleu quand je n'ai pas mon sac sur le dos. Le dos est bleu foncé, et sur le devant, deux barres bleu foncées là où sont les bretelles. Le reste est tout décoloré, brûler pas le soleil.
À Rome, je vais me trouver un pèse-personne à emprunter à quelqu'un. À l'œil, j'ai perdu beaucoup de poids. De la graisse bien sûr mais, aussi, de la masse musculaire. Ouch!
Bon, on repars...

On voit Rome d'ici...

Nous sommes rendu à La Storta, à 20 km de Rome. Nous prendrons ici quelques jours de repos car on ne peut arriver à Rome avant le 30 septembre, date pour laquelle notre studio est réservé. Physiquement, comme en 2008, on dirait que nos corps ont franchit un cap. De superbes machines, au service de notre volonté. C'est bien sûr qu'en fin de journée, on a encore parfois le dessous des pieds un peu "applati". Mais la structure motrice est vraiment bien rodée. Je ferai probablement peu de commentaires les jours qui viennent. Tu comprendras certainement qu'en cette fin d'aventure, je suis dans un profond état d'introspection. Mais ne craint rien, tu seras au courant quand on se remettra en route. Et j'ai bien l'intention de bloguer un compte rendu assez complet de cette aventure.

Au regard des évènements récents, je glisse ici un mot pour signifier mon support à tous mes amis Algériens, particulièrement ceux originaires de Tizi Ouzou. Et aussi à mes amis Français, qui vivent intensément cette épreuve douloureuse.
Bien sûr, notre idée de "peut-être" se rendre en Algérie au mois de janvier pour profiter du soleil et connaître la terre natale de mes amis, est bel et bien dissipée.

Je t'enverrai quelques photos d'ici un où deux jours car maintenant, c'est l'heure de la douche !!!

Ça commence à sentir le Romain...

Pour commencer, un texte que j'ai beaucoup apprécié:

Le jour où je me suis aimé...

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'ESTIME DE SOI.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'AUTHENTICITÉ
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle la MATURITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle le RESPECT.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l'AMOUR PROPRE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans ,
j’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.  
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle la SIMPLICITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,  
j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison
et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.  
Aujourd’hui, j’ai découvert l’HUMILITÉ.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.  
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle la PLÉNITUDE.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,
mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux.  
                                                       
                                   Kim et Alison Mc Millen


Dimanche 21 Septembre, Sutri, 1743,2 km
Distance à Rome: 67,8 km
Ouais, je sais, ça fait un p´tit bout que je n'ai pas écrit. Je me sens un peu bizarre ces jours-ci. Très bien, un peu..béat. Je me sens très près de la nature. Il nous reste dix jours pour parcourir une soixantaine de kilomètres, alors on marche lentement. De plus, l'histoire des villages traversés est de plus en plus intéressante, et les nombreux vestiges bien conservés. Par exemple ici, à Sutri, il y a un ancien amphithéâtre et des dizaines de tombes étrusques, datant d'environ 800 ans avant J-C. Les tombes étaient alors creusées dans la pierre, comme celles que nous avons vus en Anatolie en Turquie, à Pisac au Pérou et dans le Yucatán au Mexique. Je me questionne souvent sur nos origines quand je vois des pratiques similaires à différents endroits éloignés, à la même époque. Comment ça se fait que plein de monde ont décidé de mettre leurs morts dans la roche, au lieu de les brûler, en même temps? Même bizarre de question pour les pyramides. Faut naviguer entre les différentes théories.
Depuis quelques jours, on voit pas mal plus de pèlerins, à pieds, mais plus en vélo. C'est normal avec le truc des cent km que j'expliquais la dernière fois. C'est parfois drôle parce que ici, la plupart des pèlerins vont vite. Go go go à Rome. Et c'est pourtant dans cette régions que les sentiers sont les plus beaux et bucoliques, et les mieux balisés. La météo est superbe depuis plusieurs jours. Ça serait le fun que ça tienne jusqu'à Rome, mais on est quand même en septembre...



À vol d'oiseau, moins de 100 km de Rome...et le moral est de retour!!!



Dimanche 14 septembre
Ce matin, nous partons d'Acquapendente. Notre distance est courte alors à 14h00, on est au resto à San Lorenzo Nuovo. On y rencontre Ninus et Helgard, deux Allemands sur la via qu'on avait croisé un peu plus tôt. On revoit aussi un jeune Allemand, Thidi. Lui, y marche en cibole, 30/35 km par jour. On se retrouve tous au même hôtel. En soirée, en cherchant de la bouffe au village, on tombe sur une fanfare. Pas pire, ça diverti. Mais pour souper, on trouve juste quelques pâtisseries de la veille. On se reprendra à la fruiterie demain.  

Nous avec Ninus, Helgard et Thidi

Lundi 15 septembre, Bolsena, 1665,2 km
Distance à Rome: 145,8 km
Courte journée comme prévue, tout en chemins de colline, avec une superbe vue sur le lac Bolsena. On arrive à l'hôtel Il Platani à 13h00. Wow!!! Le plus bel hôtel depuis notre départ. Chic, propre, bon resto, personnel selon MES normes de service client, terrasse privée avec vue direct sur la cité médiéval. Tout ça pour 50€. En pm, visite de la cité. Tout en pente, très raide, comme la plupart des vieilles villes fortifiée. Mais celle-ci est particulièrement bien conservée. Provisions, souper sur notre terrasse, bla bla voyage. Une journée de rêve...

Trois jours sur des sentiers comme ça...

Dans la cité médiévale, tout est en pentes...

Mardi 16 septembre, Montefiascone, 1683,5 km
Distance à Rome: 127,5
Petit dej au soleil sur notre terrasse. On poste une enveloppe de documents volés/retrouvés vers la propriétaire en Allemagne. On quitte la ville avec un peu de regret. La journée est toute en côtes. On devait faire peu mais, finalement, on se rend à Montefalcone car il n'y a aucune possibilité d'hébergement avant. En entrant dans la ville, on croise la borne "Francigena 100" et bien sûr on la prend en photo. Cette borne est super importante sur le chemin. Pour obtenir le Testimonium, le "diplôme" du pèlerin au Vatican, il faut avoir parcouru la distance à partir de cette borne. Bon, nous on est partis 1600km avant mais, c'est un détail. Au cas ou tu te demande pourquoi j'ai écris en haut 127,5km alors que la borne dit 100, il faut savoir que c'est à vol d'oiseau, en ligne droite, alors que nous en marchant on fait plein de bifurcations. Un prêtre nous a ensuite interpellés pour estamper notre crédential, carnet du pèlerin, et nous expliquer l'héraldique du timbre. Ensuite direction centro pour se trouver un nid au sec et au chaud pour la nuit.


Mercredi 17 septembre, Viterbo, 1701,3 km
Distance à Rome: 109,7
Superbe journée, une seule longue pente. Terre battue à travers champs. Toutefois, aucun village, aucun point d'eau et rien à manger sur 18km; faut prévoir le coup. On commence à avoir la "couenne" dure pour ça. Arrivés à Viterbo, c'est une vieille ville, plutôt grande et avec plusieurs quartiers médiévaux et renaissance très bien conservés. On s'installe ici, en plein centre historique, plpour deux nuits. Hyper bien reçus pas Anna, la porprio des apparts Saffia 103. Elle nous donne plein de conseils pratiques pour bien profiter de notre séjour. 

Jo sur l'antique via Cassia, construite sous le règne du consul Cassius, en 154 avant J-C.
Ça fait un p´tit quelque chose de marcher là-dessus...


À très bientôt...


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